Publié par : isabelle183 | janvier 14, 2011

Carnet de punition

Qu’il est mignon …ce petit carnet de punition. Je pourrais y noter mes fessées !

J’aurais dû baisser un peu ma voix peut-être. Il y a des moments que mon enthousiasme emporte facilement sur ma discrétion. Mon homme aime bien que l’on se retourne sur moi. Mais pas dans n’importe quelle circonstance. Un peu pudique de nature, là, il est légèrement agacé de mon comportement et visiblement gêné devant les quelques regards amusés dans ce lieu bien fréquenté le dimanche matin. Puis notre différence d’âge le fait facilement passer pour une sorte de satyre qui a une façon particulière de jouer à la poupée.

Tu es fâché, chéri ?

Il a horreur de cette phrase que j’emplois souvent quand je fais une gaffe. Et il déteste que je l’appelle chéri en public.

Notons, que nous ne sommes pas à ma première gaffe de la journée et au moins à ma sixième ou septième brocante. Pour ne rien acheter ! Cela va de soi.

Il arrive que des nouveaux éléments se glissent dans mon univers de fessée. Dus à un hasard de la vie. Comme cette trouvaille. Un petit carnet à feuilles vierges, conçu à sa base pour tenir un journal intime. Sorte d’eurêka archimédien qui fournit réponse non pas à une question murement réfléchie, mais à quelque chose qui se cache dans cet immense grenier qui est mon inconscient.

Tu veux qu’on le prenne, isabelle ?

Je n’aime pas trop la couleur, chéri !

A ma façon de tourner l’objet entre mes mains, mon homme sait qu’il faut prendre son mal en patience.

Il y a des fessées qui se perdent avec toi, isabelle ! T’es lente et difficile.

J’en déduis, que lui aussi est troublé par ma trouvaille. Ayant le sens plus pratique que moi, il prévoit déjà l’utilité de ce petit carnet. Une adaptation certainement plus rapide que la mienne à une nouvelle donnée.

Mais oui, il est bien connu qu’elles existent des femmes difficiles. Mais peut-être le mot difficile ne convient pas vraiment. En fait, je sais exactement ce que je veux, mais je ne trouve que rarement l’objet de mes rêves. Cela n’énerve prodigieusement et je médite si le compromis me conviendrait quand même. Faute de mieux.

Mon carnet de punition, je l’imagine relié en cuir. Pas dans un marron vieilli comme celui-ci, mais dans un rouge flamboyant. Avec un petit dispositif de fermeture. A lacet de préférence et non pas avec un cadenas. Je n’ai pas de secrets d’états à confier. Et de toute façon mon homme ne fouille pas dans mes affaires.

A bien y réfléchir aussi, la poésie d’un journal intime, ne me titille pas vraiment. Je me vois mal confier mes états d’âme à une feuille. Ce que je note sont essentiellement les pensées. Les miennes, celles des autres. Sur des sujets concrets qui m’intéressent.

(Alors que vais-je mettre dans ce carnet ?)

Ma mauvaise conduite qui donne lieu à une fessée. Les détails ? Mes bonnes résolutions ?

Textes écrits à chaud, veut dire en sortant du coin avec mes fesses brulantes. Ou textes écrits avec le recul. Mes observations sur mon comportement. Ses améliorations.

(Tiens isabelle, tu ne mets plus, tu ne fais plus, tu ne dis plus etc….)

Etant une personne pleine de petites habitudes et de manières, le moindre changement se remarque forcement par mon entourage. Dans mes rapports sociaux je suis assez prévisible. Cela rassure et donne une impression de grande stabilité…

Je te parle, isabelle !

Mince alors, je suis en train de fâcher mon homme pour du bon.

On le prend ou pas ?

Qu’il est délicat mon homme. Même quand une tempête se prépare. Mon avis lui importe beaucoup. Si je dis non, c’est non pour lui aussi. Sans qu’il m’en veuille pour autant. Dans ce cas précis je comprends son impatience. En grand gamin il doit déjà être en train d’évaluer le potentiel ludique de ce petit carnet. Amusement coquin entre adultes sans que cela s’ajoute à notre discipline domestique. Pas vraiment convaincue de l’utilité réelle de ce truc dans notre ménage, c’est la perspective d’une petite aventure exotique qui me fait trancher sur la question.

Tu me l’offres ?

Depuis ce jour le carnet de punition se trouve bien placé mon boudoir. Qu’il soit fermé avec un cadenas  attise la curiosité de mes copines. Et je vois leur déception quand je l’ouvre devant leurs yeux. Il est toujours vide.

Personne ne se doute de sa vraie utilité. Même pas moi au moment de l’achat. J’ai seulement compris quand Monsieur avait envie de « décompresser » un peu de sa rude journée avec moi dans les brocantes en m’invitant de m’installer sur ses genoux. Effectivement, je n’ai plus de doute depuis pourquoi cela s’appelle un « carnet de punition » et pourquoi on choisit le cuir comme matière de reliure.

Publié par : isabelle183 | décembre 21, 2010

Tranches de vie d’une femme précieuse 6 : Parler de ses fantasmes

Mon homme aime bien me raconter ses nouveaux fantasmes en terrain neutre. Dans un petit restaurant discret par exemple. Il se sent plus en « sécurité » qu’à la maison ! Connaissant mes ruses de fille, il sait trop bien qu’entre nos murs je trouverai à coup sûr un moyen de lui faire dire plus à la fois qu’il en a envie.

J’adore quand il m’invite au restaurant pour me raconter ses fantasmes !

Il en va de soi que je soigne particulièrement ma présentation pour une telle occasion. Etre accompagné permet déjà un plus grand choix dans mes vêtements. Comme une jupe fendue, un chemisier qui met ma poitrine en valeur, un petit chapeau à voilette et j’en passe. J’aime être suggestive. Ce ne sont pas les tenues les plus osées qui me font peur, mais le risque de me faire agresser. Comme beaucoup de femmes, quand je sors seule j’opte pour des « uniformes neutres » en rêvant d’être moi-même sans pourvoir l’être. Et même avec mon homme en public, je reste dans les limites « assez sages ». Rien à voir avec des délires que je peux me permettre à la maison. Le suggestif sans exagération me semble particulièrement adapté.

Pour me parler fantasmes, il y avait déjà quelques règles à respecter quand j’étais encore célibataire. Elles n’ont pas beaucoup changées.

-Une tenue vestimentaire correcte exigée.

J’ai un faible pour le costume et la cravate. Malheureusement cette élégance d’antan se fait rare. Je m’adapte alors. Toutefois le minium me semble la veste de costume, portée sur un jeans en parfait état. Avec une chemise impeccablement repassée. Par mes soins. Cela va de soi.

Monsieur râle un peu pour la forme pendant qu’il met la jolie cravate que je lui ai offerte express pour la sortie. Il a intérêt de la mettre. Sinon je ferai grève de certains sous-vêtements qui servent plus au plaisir de ses yeux qu’à mon confort.

-Choisir le bon vocabulaire

Je suis curieuse. Je veux apprendre plus sur mon homme.  Mais je n’ai pas envie qu’il m’embarque dans un chat coquin. Ni dans un scénario pour chauffer l’ambiance pour plus tard. Pour ce genre ce choses, il y a l’oreiller. Dans un restaurant je trouve cela déplacé.

-Surprendre par l’originalité

En général je trouve que les fantasmes masculins (et féminins !) sont plus ou moins stéréotypés. Mais malheureusement il y a beaucoup de surestimation à ce niveau.

Quand on a l’habitude comme moi de lire pas mal de psychanalyse, il faut vraiment faire très fort pour me surprendre. En quarte ans de net par exemple, j’ai trouvé seulement trois fantasmes qui dénotaient de ce que je considère comme banal à mes yeux.

Ceci dit banal ne veut nullement dire que j’aurais envie d’essayer… Et de l’autre côté, un manque d’originalité ne m’empêche pas d’avoir envie d’essayer. Car personnellement je me trouve aussi peu originale quant à mes fantasmes.

-Le bon moment

Je n’aime pas faire deux choses à la fois. Quand je vais manger au restaurant, c’est aussi parce que j’adore les bons plats. Comme c’est étonnant ! Je prends mon temps de déguster lentement pour trouver toutes les saveurs. Alors je ne suis pas disponible du tout pour les confidences tant que j’ai la bouche pleine. Mieux vaut attendre le dessert ou carrément le café. Puis je suis beaucoup plus susceptible à me pencher sur les fantasmes d’autrui quand j’ai vraiment bien mangé. Si le plat principal était raté, il me semble plus prudent de choisir un autre soir.

-La présentation du fantasme

Parler de ses fantasmes n’est pas « d’essayer de me vendre » un programme prêt à l’emploi, construit dans le moindre détail. J’aurais trop l’impression qu’on me parle d’un exercice imposé. Ou pire encore, d’une soirée VRP avec obligation d’achat.

-Le  délai de réponse

Je ne dirais pas qu’il me faut un temps d’adaptation intellectuelle pour me projeter dans la plupart de fantasmes. Mais le cœur n’y est pas toujours. Il faut me laisser le temps que l’idée puisse faire son chemin, qu’elle se glisse dans mes rêveries, que je l’essaye en solitaire, que je commence à soupçonner où le plaisir se trouve. Cela peut se faire parfois très rapidement, notamment quand j’ai déjà expérimenté des choses semblables dans ma petite tête.

-Me relancer ultérieurement

Je considéré cela comme me prendre pour une idiote. Mieux vaut s’abstenir et attendre patiemment ma réponse. Grosso-modo avec moi cela paye. Mon homme le sait bien. Il est rare que je ne me présente pas devant lui, un jour ou un autre, en tenue de circonstance, pour lui faire une jolie surprise. Et dans ce cas, je sais parfaitement faire de l’animation provocante ou me comporter sagement selon ce qui est attendu. J’aime faire plaisir quand je suis amoureuse et j’ai peu de limites.

-A éviter à tout prix avec moi :

Ne pas me regarder dans les yeux

Toute allusion aux ex et les expériences antérieures. C’est moi qui veux être le seul centre sans partager !

Toute allusion à la maman. Si, si cela peut se mettre sur la table quand il y a question de fessée. Entendre un grand gaillard décrire les “déculottées”  reçues par sa maman, n’est ni glamour ni stimulant pour se lancer dans des jeux coquins !

Toute explication rationnelle du monde fantasmatique. Cela sent la justification et j’aurais impression de me trouver devant du mal assumé.

De blagues lourdes.

Le deuxième dégrée qui complique trop l’écoute dans un sujet aussi délicat.

Des formules usées.

Des prétendues statistiques

-J’aime :

Les mots simples sans vouloir embellir ou enlaidir le fantasme. Un ecce homo…sans complaisance.

Un recul envers ses propres fantasmes avec une pointe d’autodérision

Des anecdotes sur la première survenue du fantasme (hors Maman bien sur)

Quand on me parle avec passion de ses fantasmes. Quand l’émotion et trouble s’empare du monsieur en racontant. A ce moment je pardonne même quand il défait le nœud de sa cravate pour mieux respirer.

Quand il rougit, quand il est gêné de continuer

Et…que Monsieur paye la note du restaurant ! Cela va de soi. Sans que je me sente obligée envers lui pour autant.

Publié par : isabelle183 | décembre 21, 2010

Une fessée entre hôtesses de l’air en option (lien vidéo)

http://www.dailymotion.com/video/xevals_un-extraordinaire-service-a-bord_auto

Petite scène de fessée très coquine qui n’échappe pas à ma vigilance. Cela se passe entre 40 secondes  et 43 secondes après le début de cette parodie de publicité, mise en ligne par : Culturepub.fr

Politiquement parfaitement incorrect, c’est un embarquement dans la rêverie pure. Quoique… Je serais peu étonnée d’apprendre, qu’il existe quelque part dans ce vaste monde, des endroits où on peut s’acheter, moyennant grosse finance, ce genre de fantasmes.

Sans être un homme je peux comprendre l’attirance de certains messieurs pour les hôtesses de l’air. Le mien n’en fait pas exception. Il y a de quoi à rêver. Un physique de plus plaisant, un joli uniforme, un maquillage parfait, les cheveux soigneusement attachés et en bonus la petite coiffe.

Mais ce qui me saute avant tout aux yeux, c’est le sourie en toute circonstance. Connaissant moi-même le pouvoir de séduction de savoir même dire non avec un grand sourire, je pense que le secret de l’attirance pour les hôtesses de l’air se trouve essentiellement ici…

 

Publié par : isabelle183 | décembre 21, 2010

Un punition, une vraie

Nous étions au retour d’un déplacement. La route était interminable, car il neigeait. Monsieur était obligé d’avancer à très basse vitesse.

Je suis de très mauvaise compagnie en voiture. Les vibrations me bercent, je m’endors souvent et je laisse faire mon homme. Il a horreur de cela.

Bien reposée et en pleine forme je m’amusais à mon réveil pour me changer la couleur du vernis de mes ongles. Monsieur ne supporte pas l’odeur du dissolvant. Je l’oublie toujours.

Arrête isabelle. Tu vois pas comme c’est  pénible de rouler avec ce temps. Soit tu dors, soit du me prends la tête.

J’ai pensé : Le pauvre. Il a raison. Je vais essayer de le distraire un peu.

Je commence à lui parler des mes nouvelles crèmes de jour. Le sujet ne le passionne pas trop aujourd’hui. Pourtant d’habitude il m’écoute. Alors je lui parle lingerie. D’un petit corset que j’ai bien envie de me faire offrir par lui. Mes phrases sont accompagnées de gestes démonstratifs.

Tu me déconcentres, isabelle.

Et moi, ne voyant que midi devant ma porte, je continue avec ma mauvaise foi.

Tu pourrais t’intéresser un peu plus à moi !

C’est dangereux avec cette neige, isabelle.

Bref sans le faire express je vite réussi à l’exaspérer. Quand il met le clignotant pour une zone commerciale, j’ai compris. Il compte d’acheter de quoi pour me corriger. Romantisme auquel je suis très sensible. Les punitions sur la route nous réussissent bien. C’est aussi un effet fulgurant garanti… plus tard à la maison.

Je suis trop bien lancée.

Cela te fera une pause, mon chéri. Et on profitera aussi pour faire quelques courses en même temps…J’ai besoin de produits pour filles.

Arrivés sur le parking d’un supermarché, Monsieur n’en peut plus. Ne voyant pas les chariots, il commence la recherche et je lui suis. Vu la neige, il me lance un petit :

Attend-moi, isabelle. Tu risques de glisser. Je m’en charge !

Je passe un petit moment à l’attendre et finalement je vois Monsieur avec un chariot devant l’entrée du magasin en regardant autour de lui. Visiblement il me cherche. Puis il me découvre là où il m’a laissée et se dirige vers moi.

J’ai voulu dire, attend moi au chaud, mon poussin. A l’intérieur du magasin. Pas ici dans ce froid de canard.

Voila un effet secondaire de la discipline domestique. M’a docilité et ma commodité s’amalgament. Je sais que je peux compter sur le sens pratique de mon homme. Quand il me donne une consigne, je la suis à la lettre. Sans la moindre réflexion. J’ai pris l’habitude dans les contextes qui demandent un sens pratique de me reposer entièrement sur lui. Mon attitude critique envers le monde qui m’entoure n’a pas cours en présence de mon homme. Je lui fais confiance à l’aveugle. Je peux avoir ma tête dans les nuages sans me soucier.

Nous avons beau à chercher : pas de martinet. Nous sommes un peu déçus.

Bref nous avons fait le reste de nos courses avant de rentrer à la maison. Je suis restée bien silencieuse, pour éviter d’agacer encore plus mon homme. Puis je me suis à nuveau endormie et Monsieur s’est tapé de nombreux kilomètres sans compagnie… Voila à quel point je vis notre discipline domestique sans la moindre angoisse. C’est un mauvais moment à passer, certes, mais j’ai des fesses dures. Sachant surtout que je ne cours pas le moindre risque que ma punition se transforme en séance de torture.

Mon homme avait très mal pris mon absence d’attention. Et l’envie de me punir le démangeait sacrement. Je ne puis lui donner tort, mieux j’approuve entièrement cette démarche. Mon nombrilisme sans limite me dérange réellement …les rares fois que je prenne pleinement conscience….

Alors à la maison notre canne a fait son apparition. Je pense qu’autant moi que lui, nous l’avions méritée. Lui en me l’appliquant, moi en la subissant. J’ai reçu une dose suffisante à mon niveau pour me remettre les idées en place et pour garantir à Monsieur quelques jours où mon attention à son égard ne se relâche pas. C’est du « chéri à l’honneur » du matin jusqu’au soir. Punition donc à mes yeux hautement bénéfique avec un mea culpa qui va au fond.

Malheureusement l’effet ne dure pas indéfiniment. Une semaine tout au plus. Ce trait de ma personnalité, mon égocentrisme, reste incorrigible à long terme.

Monsieur pour sa part ne perd ni l’espoir, ni sa patience avec moi. Ce sont deux de ses nombreuses qualités humaines que j’apprécie le plus.

Il voit les « petits soins » qu’il m’applique avec beaucoup de recul, on disant parfois quand je me frotte mes fesses  pour les soulager un peu :

A défaut d’arrêter définitivement de fumer, chaque petite pause est déjà ça de gagné. Pour tes mauvais comportements c’est pareil, isabelle !

Et comme d’habitude je suis en parfait accord avec la sagesse éducative de mon chéri adoré…

 

Publié par : isabelle183 | décembre 8, 2010

Vilaines envies (lien vidéo)

http://www.dailymotion.com/video/x894l_axe-decoince-les-desperate-housewiv_fun

Petit clip rigolo qui soulève la question du non-dit perso qu’évoque la phrase :

J’ai été vilaine !

Sur un niveau très basique, il m’arrive assez fréquemment d’avoir des très vilaines envies quand je repasse le linge de mon homme.  Etrange sensation qui me fait…rire. Avant tout intellectuellement. Parce qu’il y a de quoi à alimenter le mythe de la ménagère qui prend son pied en effectuant certaines taches. Bien que le rire dans ce cas peut s’apparenter aussi à une névrose de conversion et exprimer selon Otto Fenichel une déformation de l’émoustillement sexuel. Cette idée (me concernant) me parait bien plausible et mon homme a compris depuis longtemps la signification profonde quand je rie bêtement. Au lieu de briser ma bonne humeur par une réflexion désobligeante, il adopte un comportement de plus entreprenant. La gentille pique, il la sort dans d’autres contextes :

Elle adore repasser, isabelle. Elle arrête pas de rigoler…

Et moi je rajoute facilement une couche :

Fallait pas ?

Pour le dire tout de suite, un rapport entre fessée et vilaines envies ne me semble pas systématique. J’ai discuté avec plusieurs dames qui adorent être « vilaine » dans l’intimité avec leur partenaire et ce petit mot ne veut rien dire de plus pour elles qu’être active et mener la danse. En gros, un truc qui retourne à :

Laisse-toi faire chéri !

Je suis peu étonnée que le mot « vilaine » sort dans un tel contexte. A mes oreilles c’est plus poétique qu’un autre, beaucoup plus utilisé et commençant pas sal…  Le langage est révélateur. Nous sommes loin encore d’une société qui admet qu’une dame puisse se montrer entreprenante sans retenue. A moins que cela soit son métier…

Disons que nos mœurs coquines auraient besoin d’un sérieux lifting.

Il y a peu de temps lors d’un repas entre amis une dame avait déduit à partir de mon faible monogame qu’il me manquait des « vilaines envies ». Mon homme, en train de boire tranquillement son café a failli s’étouffer. C’était spontané et pas pour le moins joué. Le pauvre ! Il a avalé son café à travers et moi en compagne de plus soucieuse, j’ai eu peur pour lui. Puis un regard de plus hostile de ma part envers la dame, responsable de l’état de mon chéri adoré. Un méchant regard seulement, car je suis « trop bien éduquée » pour laisser libre cours à ce qui me passe dans un tel instant dans ma tête. D’habitude les gros mots ce n’est pas trop mon truc, mais comme en d’autres domaines j’ai une grande facilité pour me laisser aller, être vilaine dans mon langage perso.

Pour mon homme le non-dit d’être vilaine est tout autre. Confidence qui date du début de notre relation et qui concerne essentiellement mes éventuels plaisirs en solitaire et mes petites rêveries. En fait, sur ces points, qu’est-ce qu’il est curieux. Je suis toujours épatée après plus de 12 ans de vie commune comme le mystère de l’émoustillement féminin le travaille.

Evidement je pourrais chercher une explication à ses petites irrationalités. Mais je ne vois pas l’utilité. Au contraire je fais bon usage de ses confidences pour lui faire plaisir. Sans me forcer. Je me suis rendue compte qu’il fait bon vivre dans son petit monde coquin, bourré de clichés adorables et j’y ai trouvé une place qui me convient. D’un côté je passe beaucoup de temps à lui « confesser » le moindre fantasme qui me traverse la tête.

De l’autre côté, très expérimentale de nature, je ne manque jamais d’idées pour surprendre mon chéri. Active et toute au contraire de certaines femmes qui décrivent un univers d’attente passive, j’aime produire des frissons inattendus à mon chouchou.

Seulement ma morale intérieure n’est pas toujours en accord avec des libertés que je me prends. Et le fait de m’avoir comportée en « vilaine » la veille, se traduit le lendemain matin parfois par des fortes envies de discipline stricte…parfois par l’envie de recommencer aussitôt. Il n’y a rien de systématique, mais l’une variante comme l’autre enchante mon homme. Et moi aussi par la même occasion. Bref, on ne s’ennuie pas. Peut-être une raison valable pour la longévité de notre couple.

Publié par : isabelle183 | décembre 1, 2010

Petite réflexion sur le porte-jarretelles

Voici une réflexion que je trouve très intéressante et qui peut se passer de tout commentaire de ma part. C’est un petit extrait du remarquable texte :

Le fétichisme par Michel Mogniat

« On s’aperçoit rapidement qu’il y a principalement deux types de fétiches dans le vêtement féminin ; il y a “l’enveloppant” qui cache le corps ou une partie du corps et il y a “l’attachant“, que le fétichiste va percevoir comme une contrainte imposée au corps de la femme, à la partie du corps concernant le fétiche.

Le plus universel, le plus admis des fétiches dans la société contemporaine occidentale demeure les bas et porte-jarretelles. Ce dernier a la caractéristique de laisser bien en vue la culotte qui cache le pubis et préserve encore la réalité de la castration de la femme. Mais il possède également une autre caractéristique : celui de s’attacher sur le corps. A ce titre le porte-jarretelles a une double vocation fétichiste : “enveloppant” par la culotte qu’il met en valeur, et “attachant” par son système de fermeture. C’est peut être la raison de son élection unanime au rang de fétiche universel. »

Publié par : isabelle183 | décembre 1, 2010

Bijoux pour femme précieuse (lien vidéo)

Voici le genre de bijoux vraiment peu commun qui m’émerveille. Il n’y a pas d’autres mots. Fallait y penser!

http://www.dailymotion.com/video/xfrdtu_fans-de-bas-et-porte-jarretelles_creation

Je garde une petite réflexion au sujet du porte-jarretelles pour un post à part.

 

Publié par : isabelle183 | décembre 1, 2010

Talquer les fesses d’une grande fille

Voici deux produits qui attirent ma curiosité.

Le premier, le « spanking powder » ou en français « poudre à fessée » m’évoque spontanément un fantasme annexe, de talquer les fesses d’une grande fille ou inversement le plaisir de se faire talquer les fesses. Fantasme que je ne trouve nullement gênant. Il m’arrive bien de faire appel à mon homme, après mon bain de me passer de la crème hydratante sur le corps. Alors pourquoi ne pas essayer une poudre spécial fessée qui sent de plus bon la noix de la coco ?

Je me vois déjà installée sur les genoux de mon homme et au lieu de rentrer tout de suite au feu de l’action, un petit prélude de plus coquin. A vrai dire dans un contexte punitif, j’aurais un peu tendance à croire qu’il se paye ma tête. Et justement, cela peut avoir un sacre charme !

Je trouve l’appellation « poudre à fessée » magique. Peut-être dû à mes oreilles d’étrangère. Cela sonne tellement plus doux que sa traduction anglaise « spanking powder » qui m’évoque aussitôt un spectacle foudroyant et de plus percutant.

Comme la talque toute simple ce produit permet d’expérimenter l’effet du négatif de la main sur les fesses à l’impacte sans passer par une douleur vraiment très vive que demande d’habituellement ce genre de déco personnalisé.

Quand au deuxième produit, la crème apaisante après fessée, je vois mal mon homme approuver un tel achat. J’imagine même de m’en prendre une supplémentaire si j’essaierais de « tricher ». C’est ce côté « sérieux » que j’aime tant en mon homme.

Chez nous, on ne badine pas avec la discipline, isabelle !

Ma foi, il sait me procurer des frissons rien qu’avec ses mots. Pas étonnant en fait que je sois mauvaise cliente pour tout genre de produit coquin…

Publié par : isabelle183 | décembre 1, 2010

La mauvaise foi

Je ne suis pas une fashion victime. Petite blogueuse à la campagne je vis un peu derrière la lune. Et je découvre les nouveautés avec beaucoup de retard. En voici une (du printemps dernier…) que j’ai vue sur le site ELLE.

Cela s’appelle vajazzling et consiste à appliquer du strass sur un pubis épilé.

Une vidéo sur la technique du vajazzling se trouve ici !

Cette nouvelle mode m’évoque spontanément… Bergson !

« Nous ne voyons pas les choses mêmes, nous nous bornons le plus souvent à lire les étiquettes collées sur elles. »

Perso je vois l’intérêt de cette petite déco intime sous différents aspects :

- Satisfaire mon narcissisme

Hélas ce dernier est trop mal habitué et demande des doses plus fortes ! Ce ne sont pas quelques paillettes en strass qui me feront craquer (plus) pour moi-même devant mon miroir. Et je n’y crois pas non plus que ce petit truc sous ma culotte augmentera significativement mon pouvoir de séduction.

-Satisfaire mon sens d’exhibitionnisme

A part au vestiaire d’un club de gym devant mes copines, je n’y vois pas trop l’occasion. Et encore moins l’intérêt. Sinon je n’ai pas d’attirance pour des endroits réservés à l’exhibition pure. Les lieux libertins ne me font pas vraiment fantasmer. J’ai trop tendance à les associer à la génération de mes parents. Pattes d’eph et  des poils à profusion y compris. Cliché perso certes, mais les clichés ont la fâcheuse tendance de surgir sans motivation avant qu’une pensée construite ne puisse se former. Ce qui est nocif, c’est de les confondre avec un fruit de réflexion comme indique l’expression : penser en clichés.

-Satisfaire le sens voyeuriste de mon homme

En fait, c’est quoi ce fameux sens voyeuriste ? Une réflexion intéressante se trouve que l’analyste Karl Abraham :

Ces pulsion sont destinées à éveiller la libido par la vue des qualités physiques de l’objet sexuel, que nous avons coutume d’appeler plus simplement ses “ attraits ”.

C’est appeler un chat un chat. A sa base la libido peut-être une réaction directe entre les yeux et les parties géographiquement basses du corps. Seulement entre les deux ses trouve quelque part notre cerveau qui donne une interprétation à ce qu’on voit. Puis il y a quelque part en nous une instance qui s’occupe de juger nos comportements qu’on ne le veuille ou pas. Qui décide quel genre de plaisir nous nous permettons et quel genre de plaisir nous nous défendons. Important pour moi ce n’est pas la nature exacte de ces jugements, mais le fait d’avoir pleinement conscience de leur existence. Ne soyons pas hypocrites :

Quel est le mal d’échauffer son homme par ses attraits visuels ?

A priori aucun et l’excuse de nos conventions sociales et morales ne tient pas la route dans l’intimité entre deux personnes. S’il y a malaise, je cherchais l’explication plutôt dans le rapport avec notre propre corps.

- Satisfaire mon sens tactile

Je n’ai rien contre l’auto-érotisme. Quand je ne suis pas en couple ! Mais je vis justement en couple parce que je trouve la sensation que mon homme s’occupe de moi plus plaisante que des efforts en solitaire. Au moins que le couple à l’époque de l’indépendance et autonomie féminine serve encore à quelque chose…

Alors j’imagine que les doigts de monsieur découvrent le résultat d’une longue séance chez l’esthéticienne. Et vu que les sensations ne s’imaginent pas, je serais franchement curieuse de savoir quel genre de frisson cela provoque. M’enfin sur ce niveau cela restera un pur fantasme. Cette mode, un peu mort née, n’arrivera jamais dans mes campagnes. Donc, un peu rancunière, je pourrais au moins

- Satisfaire ma mauvaise foi

Style : De toute façon, c’est un truc réservé aux filles qui se promènent en string et jeans à taille basse. Exprimé avec un dédain pas possible.

Le plus souvent je maîtrise bien ma mauvaise foi. En fait, elle sort essentiellement quand mon côté rivalité féminine s’éveille. Quand je j’ai l’impression que mon homme puisse être « attiré » par un autre physique féminin que le mien. Et là, je deviens redoutablement pénible. Et malgré une longue pratique de discipline domestique, mes améliorations sur ce point quasi inexistantes. De quoi à occuper mon « éducateur » favoris…à vie surement.

Pas besoin de faire un dessin : Disons que j’aurais bien essayé et le manque de possibilité à la campagne me fait râler…

Publié par : isabelle183 | décembre 1, 2010

La perle rare

Mon homme m’a souvent parlé d’un temps où le port de certains vêtements était puni de fessée. J’étais pliée de rire en imaginant les anciennes générations qui payent leur Rock and Roll attitude sur la peau de leurs fesses. Et par la suite j’ai pu rencontrer des amis de Monsieur, plus âgés que lui qui me parlaient de cette réalité dans les années 50. Présenté de cette manière, c’est tout de suite moins exaltant.

Certaines de ces personnes, malgré l’évolution de mœurs, gardent un attachement sentimental à la fessée, parfois libidineux. Et un des rares couples vivant en DD que je connaisse ont respectivement 70 et 57 ans. L’actuelle mode de la fessée les fait rire. Mais aussi peu dupes que moi le prétexte purement érotique n’est pas toujours convaincant à leur yeux.

Dans le temps comme de nos jours la fessée vit de ses non-dits que la plupart de personnes gardent soigneusement pour eux. Il serait évidement intéressant de savoir la proportion de ceux qui aiment la sensation et de ceux qui cherchent une satisfaction psychologique. Ceci dit, ayant parlé avec pas mal de dames qui apprécient la fessée, le deuxième aspect semble emporter. Cela ressort rarement dans une discussion superficielle, mais quand la confiance s’établit, la version officielle change.

J’ai parfois un peu peur que la dame jouissant sous la fessée (sans autre attouchements) ne soit rien d’autre qu’une légende urbaine (ou du moins vraiment la perle rare) qui plait aux hommes……

 

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