Je continu la série sur mon fantasme de la nudité. J’ai mis «MON» en gras pour bien spécifier que je parle de ma propre approche, mon ressenti personnel que j’aimerais mettre en mots et images. Il ne faut donc pas confondre mes réflexions et anecdotes avec un exposé analytique qui essaye d’établir une base explicative, valable pour les fantasmes d’un plus grand nombre de personnes.
Il se peut que certains parmi vous se retrouvent un peu dans mes fantasmes, ce qui me ferait plaisir dans le sens d’un partage d’émotions, mais ceci n’est pas mon but ici.
Le lien entre nudité et plaisir ne demande aucune explication. Mais il se peut que le plaisir se manifeste mêlé de gène ou honte ce qui rajoute un élément délicieusement troublant. Je trouve que le spectateur accentue cet élément et j’aime bien souvent l’intégrer dans mes rêveries, à des rares occasions aussi dans mes pratiques (mais ceci est hors sujet ici et demande un autre label à venir).
La bible parle de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. La consommation de ces fruits amène à la conscience de la nudité devant autrui (ici Dieu). Elle suggère donc une nudité en toute innocence et une consciente veut dire une nudité qui possède un but.
Il me parait douteux de dire que c’est notre morale judéo-chrétien qui crée nos inhibitions. J’ai plutôt l’impression que la bible retrace un sentiment dans lequel beaucoup de gens se retrouvent. Pour moi il coïncide avec la découverte consciente du petit enfant que le plaisir peut être procuré, par soi-même ou par une autre personne. Cette découverte rend l’enfant fier d’une part, car il a inventé en quelque sorte un “truc”, mais le met aussi devant la question s’il est le seul a ressentir ainsi, c’est-à-dire, s’il est différent des autres personnes, notamment des adultes.
Dans notre société il est interdit d’exposer le plaisir physique publiquement. Mes parents sont des gens à esprit ouvert qui ne confondent pas plaisir et péché. Malgré ceci pour me préparer correctement aux conventions sociales, ils ont mis l’accent dans mon éducation sur le fait que l’adulte se distingue de l’enfant car il sait qu’il faut cacher son plaisir.
Pour un adulte cette notion est facile à comprendre et même facile à accepter. Pour un enfant c’est différent. Le «pourquoi dois-je cacher mon plaisir » ne se satisfait pas de la réponse « par convention », surtout quand l’enfant est dotée d’une vive imagination.
Qu’est-ce qui s’est passé alors dans ma tête de petite fille à cette époque ?
Eh bien, ma fantaisie a doté dans un premier temps l’envie de montrer publiquement mon plaisir d’une étrange fascination.
Même dans une éducation « cool » qui se passe de punitions et qui préconise le dialogue explicatif avec l’enfant, l’interdit reste une base inévitable.
Maintenant si on lie la transgression de l’interdit à la menace de la fessée prononcée par l’ami de mes parents pour d’autres raisons, nous avons une histoire plausible comment la fessée s’est incrustée dans mon monde fantasmatique et de sa modification.
Depuis l’envie de montrer publiquement ma punition me titille.
C’est de la psychanalyse romantique ou nostalgique que je fais ici. Bien sur, il manque des éléments essentiels que je n’aborderai pas car ils demandent trop de connaissances spécifiques.
Bref, ma petite histoire donne, transposé au niveau de ma vie d’adulte, des fantasmes du style :
Photo : http://www.spank-christina.com/
Ou encore :
Il reste à élucider le mystère pourquoi, j’ai aussi des fantasmes qui se passent complètement du spectateur.
Si vous vous reconnaissais un peu dans mes fantasmes je vous laisse méditer.
Si vous avez une âme un peu voyeuriste, je me tiendrai à votre disposition dans un autre post.
Ceci dit, je mets la question en suspend pour l’instant…
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