Suite de : Fessée publique (récit d’un fantasme) 2
La fessée qui s’ensuit dans la chambre ne se peut pas érotique. Mon jeans tient étroitement mes chevilles et ma culotte épouse le creux de mes genoux.
Je ne sais pas où Monsieur veut en venir. Je juge le moment inopportun des lui poser la question. Je souffre en silence en écoutant l’écho d’un contact intense entre deux épidermes.
C’est l’heure de la récréation. J’ai la peau dure et mon compagnon en tient compte. Heureusement, il n’a pas d’instrument de discipline à sa portée. Pour leur choix j’avais mon mot à dire. Il n’est pas un homme cruel, autoritaire ou despotique qui essaye de m’imposer ses goûts dans nos pratiques. Les miens passent toujours avant les siens. Il en met un point d’honneur de respecter scrupuleusement mes désirs.
Sa tactique me comble. J’essaye souvent de deviner ses petits secrets en les passant après pour mes propres désirs. Il en est conscient et me ravit par une attention sans relâche.
Je sens que mon homme ne reste pas insensible aux charmes de mon popotin qui gigote et balance devant ses yeux. Il aime beaucoup quand je frétille comme une jeunette sous sa main. Notre différence d’âge ne m’embarrasse nullement. J’ai un faible pour les hommes murs.
Quelle belle réussite notre séjour dans cet hôtel.
Je pense à la salle en bas. Malgré les murs épais les chocs qui heurtent ma peau devraient s’entendre en sourdine et les gens sont peut-être en train de songer :
« Que est-ce qu’elle prend cette petite pour son impertinence ? Ca doit faire atrocement mal une aussi longue correction. Cela me rappelle… »
…Et chacun se perds dans souvenirs, peu importe s’il pratique la fessée ou pas. C’est un sujet qui ne laisse personne indifférent.
Pourquoi cette jeune femme reste avec un monsieur du double de son âge qui la traite en gamine devant tout le monde ?
Elle ne doit certainement pas avoir la vie facile avec un homme aussi sévère.
Ne serait-elle pas un brin perverse ? Une allumeuse vicieuse qui ne recule devant rien pour troubler les hommes ?
Cela ne se fait pas de fesser une femme. C’est homme est un ignoble macho.
Cela ne se fait pas, d’accord. Mais elle l’a vraiment cherchée par son comportement. Il faut se mettre à la place de cet homme. On ne peut pas lui donner tort sur toute la ligne.
S’il sont heureux tous les deux comme cela, pour quoi pas.
Ai-je un remord pour mon geste ? Voudrais-je me cacher au fond d’un trou par peur de sortir de la chambre pour passer devant les témoins de mon acte ? Suis-je en train de songer comment quitter cet hôtel au plus vite, sans être aperçue ?
Difficile à répondre à cette question. Je ne suis pas tout à fait indifférente à l’opinion que portent ces gens sur moi. Mais je n’en fais pas non plus un fromage. Je me sens parfaitement capable de descendre plus tard pour boire un petit coca avec une rondelle de citron et un seul glaçon. Avec une paille flexible s’il vous plaît. Sinon je n’en veux pas.
Je ne descendrais pas seule. La fessée en public est un jeu excitant quand on peut choisir les spectateurs.
Devant un public inconnu cela relève de l’inconscience. Les émotions déchaînées sont si puissantes chez certain gens qui n’osent pas s’avouer ou vivre ce fantasme que leurs réactions peuvent devenir imprévisibles. Il vaudrait mieux alors que je me cache derrière mon homme et que je me fasse toute petite. Ma pudeur n’y est pour rien. J’ai la trouille qu’on m’agresse.
Monsieur a arrêté ma punition et me passe de la pommade sur mes fesses enflammées. Il est aussi bon masseur que fesseur. Je suis sensible quand on me passe de la pommade, peu importe l’endroit de mon corps. Fallait s’en douter. Ma jouissance est souvent de nature purement passive. Je suis la poupée et un garçon s’occupe de moi. Je le laisse faire et pousse des petits soupirs pour l’encourager.
Monsieur me prouve en douceur qu’il n’appartient pas aux hommes qui renient la fille quand ils ont obtenus satisfaction. Je suis heureuse. Il m’a revalorisé dans ma féminité.
Plus tard nous descendons au bar. Personne n’est allé se coucher malgré l’heure tardive. Des nombreuses bouteilles de champagne témoignent d’une soirée mouvementée. Le patron est radieux et ravi de nous revoir. Il nous offre même un digestif. Les anglais se comportent d’une manière irréprochable. Ce ne sont pas des hooligans, mais des gens bien élevés.
Il m’est difficile de rester tranquille sans gigoter sur mon tabouret. J’ai trop mal aux fesses. Je me tortille au grand amusement des anglais. Avec ma longue chevelure ouverte je ressemble du dos plus à une jeune fille qu’à la jeune femme que je suis.
Même la pommade n’a pas pu calmer ma peau. J’ai mis le feu à la baraque et Monsieur a mis le feu sur mes fesses. Dans ce sens le monde tourne bien.
Monsieur me contemple avec ce regard qui signale qu’il est en train de rêver.
Puis il revient de loin et me lance avec un grand sourire :
« On dirait que tu as envie de faire pipi, Isabelle. »
Je hoche ma tête pour approuver. Il m’a tellement ensorcelée que je perde la notion des fonctions basiques de mon corps. Un retour enfance réussie.
Docilement je me lève pour aller au petit coin pour filles.
Mon derrière est tourné vers la salle. Ma démarche exprime clairement une douleur soutenue et je pense :
« Ils sont tous en train d’imaginer la couleur de mes fesses. »

J’avoue que je ne sais pas comment aurais-je réagi (en tant que spectateur)… Le ton théâtral de monsieur m’aurait peut-être mit sur la voie.
En tous cas je suis à chaque lecture un peu plus impressionné de voir comment la fessée peut canaliser les tensions d’un couple.
Et puis la scène où il passe de la pommade… À m’en donner envie de devenir femme !
Par manudwarf le avril 7, 2010
à 12:04
Vous avez parfaitement compris le principe. Mon homme est aussi théâtral que moi. Ce qui laisse apparaitre nos pratiques dans notre entourage très proche comme une lubie bien assumée. Et qui fait beaucoup rire.
Je pense réellement que chez nous la fessée canalise les mauvaises tensions à leur base. Sans en vouloir faire une philosophie..valable pour autrui. Je fais mon blog avant pour distraire et non pour convaincre qui que ce soit.
Ceci dit, ce récit est (en bonne partie) une fiction. Hélas….
Par isabelle183 le avril 7, 2010
à 11:10