Suite de : Leçon de modestie (récit d’un fantasme) 1
Enfin D s’exprime :
Voici donc enfin la fameuse Isabelle. Tu es encore plus séduisante en nature que sur les tableaux.
Merci. J’insiste auprès de mon homme pour modifier mon visage. Je n’ai pas envie de vivre mon quart d’heure de gloire au travers d’une toile. Je tiens à ma vie privée et ma tranquillité.
Puis intervient Madame, N pour les intimes :
Je t’aurais imaginée plus grande, isabelle. Tu fais vraiment petite poupée.
Vous savez N, ce sont les talons hauts qui faussent l’impression. Je ne peux rien pour ma taille. Je suis petite et je dois m’y accommoder.
Que dire de cette femme. Le premier aperçu est déplaisant. Nous semblons venir de deux univers différents. Pour elle, sa féminité est source d’un combat intérieur et cela se reflète sur son visage et dans son allure. Pourtant elle est assez jolie à la base. Sa coupe de cheveux à la garçonne, tirée en arrière par un gel coiffant lui donne un air d’antan et lui va bien.
Par la couleur blonde nacrée les années vingt se dessinent devant moi. Les sourcils sont épilés et remplacés par un trait de crayon. Je n’aime pas trop cela, mais les goûts et les couleurs, cela ne se discute pas, aussi peu que l’impression d’une sévérité ostensible.
J’ai l’habitude de filles de ton genre. Cela se greffe sur le premier portefeuille venu en espérant de passer des jours tranquilles. Mis à part tes charmes physiques, possèdes-tu encore d’autres qualifications ? Ne serais-tu pas un peu sotte sur les bords ?
Monsieur intervient. Serait-il en train de perde son calme habituel ?
Je t’en prie, N ! Isabelle n’est pas ’’bête’’. Elle a fait des études universitaires calées.
Mon compagnon chéri est parfois trop impulsif quand on touche à ma petite personne. Rassurant de le savoir mais parfaitement inutile. Je sais me défendre toute seule comme il faut. Là, je ne réagis pas parce que je suis encore en période d’observation.
xLe jeu ne fait que commencer.
Nous possédons un attirail de gestes pour communiquer en société sans que personne ne s’en aperçoive. Un petit geste, à peine perceptible et il se tait sans échapper à la réponse de N qui me semblait un peu prévisible. (Mon pauvre chéri tu es un homme adorable, mais de grâce tais toi quand deux femmes se taquinent… )
Mon cher M, il y a deux sortes de filles à la fac : celles qui veulent apprendre un métier et celles qui cherchent un mari illustre. Isabelle doit plutôt appartenir à la deuxième catégorie comme les circonstances le prouvent.
Néanmoins je vous félicite de votre élève. Vous avez la réputation d’un home de goût. Isabelle me paraît tellement exquise, tellement loin de la condition des humbles mortels. Voila une petite demoiselle qui ne se rend sûrement jamais aux toilettes et ne doit sentir jamais mauvaise. Corrigez-moi, si je me trompe…
Avant que les hommes ne puissent sortir une autre bêtise pour se faire bouffer tout crû par N, je décide d’intervenir.
Tu te trompes N : je fais pipi et caca comme tout le monde !
La « subtilité » de ma réponse se trouve dans l’intonation de ma voix qui est crédible et assortie à ma tenue. Mais nos hommes eux, sont consternés, voire gênés.
Un petit regard complice entre deux femmes. Le courant passe. Subitement je trouve plein de qualités à N : Comme moi, elle considère les hommes parfois comme des grands garçons, si indispensable et indissociable à notre bonheur de femme. Ils veulent jouer avec nous … mais prennent le jeu trop au sérieux.
Pour mériter une fessée il faut d’abord chauffer la salle.
N et moi nous nous détendons par un fou rire qui consterne encore plus. Il est grand temps de passer à table.
Monsieur ne parle que de moi, comme d’habitude.
Isabelle est une jeune femme très sérieuse et bien élevée. En six mois de vie commune, je ne l’ai jamais entendue jurer. Elle n’utilise pas de gros mots.
Vous prétendez alors qu’elle serait docile et souriante en permanence ? Pas de caprices, pas de petites colères ? Une jeune femme modèle en quelque sorte…
Si ! Les caprices ne lui manquent pas et il se passe rarement une journée où elle ne pique pas sa crise.
Hmmm…Alors comment faites-vous pour garder le calme à la maison ?
Isabelle est éduquée à l’anglaise. Cela lui convient à la merveille. Elle fait des progrès spectaculaires…
N intervient dans la discussion des hommes. Heureusement, elle ne joue pas l’ingénue en posant une question du style : « c’est quoi, l’éducation anglaise ? » J’ai horreur de ce genre de comportement. Oser appeler un chat un chat.
… Et vous passez sous silence son impertinence avérée de tout à l’heure ?
Pas du tout. J’attendais le moment du digestif pour rappeler isabelle à l’ordre. Elle vous fera des excuses N, puis elle sera punie à l’hauteur de son intrépidité : martinet, canne, cravache, paddle… À vous le choix de l’arme, c’est vous qui fûtes offensée.
N’en faites pas autant. Pour vexer une si fière jeune femme, il n’y a rien de mieux que la main de son tuteur dans une telle situation. Malgré ses apparences angéliques, je suis convaincue que sa résistance à la douleur soit considérable, à l’énoncé des instruments que vous proposez. Ne lui donnez pas la satisfaction de se moquer de nous : elle serait capable d’endurer les coups avec le sourire.
Punissez-la tout simplement sans artifices, claquez sèchement ses globes avec vos mains. Faites-lui comprendre que les instruments se méritent, qu’elle se surpasse dans ses bêtises. Elle n’est plus une gamine, mais une adulte consentante. Respectez et attisez la femme en elle. Vous y gagnerez largement en sensations. Le plaisir qu’elle vous offrira n’en sera que plus intense. Parce que dans votre couple – avec tout le respect que je vous dois – la partie immature, c’est vous M. Par son comportement et sa docilité exagérée, votre isabelle vous signale d’une manière poignante qu’elle éprouve du plaisir autrement que les autres. Ne définissez pas une jeune femme par ce seul acte qu’est la fessée. Votre démarche envers elle serait forcement artificielle et vous obligerait à laisser dans l’ombre tout le reste de sa personnalité.
Je sais que vous l’aimez et que votre couple ne date que de quelques mois. Elle n’est pas votre jouet, mais votre compagne.
A suivre…
[...] Leçon de modestie (récit d’un fantasme) 3 Publié le février 26, 2009 par isabelle183 Suite de : Leçon de modestie (récit d’un fantasme) 2 [...]
Par Leçon de modestie (récit d’un fantasme) 3 « Autour de la fessée (Pour adultes nostalgiques) le mars 19, 2009
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