Chez nous, hors saison c’est d’un calme sans pareil et le risque de tomber sur des touristes est minime. Quand on connaît un peu les endroits. Pourtant nous ne faisons pas de sentiers difficiles. Que du accessible à tout le monde.
La montagne porte facilement le moindre son. N’est surpris par autrui que celui qui le veut bien.
Les beaux jours Monsieur aime beaucoup me voir en belle de champs. La panoplie est large. Des petites robes fleuries, des jupons froufroutants, rubans dans les cheveux ou chapeau de paille. Et bien entendu j’ai une petite panière en osier qui va avec ma tenue et qui sert à ramasser ce que la nature nous offre : de l’oseille, des fraises de bois, mûres, myrtilles, des noisettes, châtaignes, champignons etc selon la saison. Nous sommes très bio. D’où aussi le choix d’une région loin de la pollution des villes.
Monsieur a parfois des goûts très simples. Loin de la sophistication des beaux maquillages pin-up et de la lingerie élaborée qui va si bien avec. En pleine nature, il est très nature.
Pour pique-niquer en amoureux il me préfère toute nue. Il trouve que mes vêtements gâchent le charme du paysage et surtout les courbes de mon corps. Le contraste : moi toute nue, lui habillé nous convient à la merveille. Un « déjeuner en herbe à notre façon ». Je serais tentée de dire : terriblement coquin, mais banal. Sans rapport avec le sujet de mon blog.
Tableau : Edouard Manet
Mais parfois, sans que je le sache d’avance, Monsieur choisit un tel endroit idyllique pour un petit récapitulatif de la semaine. Dans des telles circonstances ma nudité gagne le petit surplus qui la rend « autrement » troublante. C’est un moment à nous, un moment de grande complicité. Ma nudité me revoit directement dans un contexte fantasmatique. Un espace temps que l’on pourrait associer à un univers d’insouciance enfantine à l’âge adulte. Insouciance veut dire : Monsieur s’occupe de tout concernant notre vie quotidienne. Me laissant ainsi libre cours pour mes loisirs. J’ai beaucoup de droits, mais aussi certaines obligations. L’une d’entre elles implique que je lui confesse rigoureusement la moindre de mes fautes. Fautes veux dire : un dépassement de notre convention DD.
Il arrive dans un tel contexte que Monsieur me prenne sur ses genoux. Pour que je confesse mes petites bêtises qui ont échappées à sa vigilance. C’est un peu comme un petit rituel de purification en plein air.
T’as rien à me dire, isabelle ?
(L’enfant en moi aurait besoin d’une bonne fessée)
Son regard me fixe. Il est très fort à ce jeu et il arrive toujours à me faire baisser les yeux. C’est un étrange sentiment de devoir énumérer mes maladresses. C’est lui qui décide de ce qui est punissable ou on. Il n’apprécie pas du tout de découvrir mes éventuels erreurs par hasard. Des semaines plus tard ou pire encore par la bouche d’autres personnes. Il considère cela comme un abus de confiance et ma punition est en conséquence. Mieux vaut alors de mettre les cartes d’entrée sur la table. Je lui fais confiance et au fil des années j’ai pris l’habitude de me confesser sans retenue.
J’hésite sur une expression française que j’ai fraîchement apprise par une copine. Souvent le sens profond m’échappe et je répète bêtement. Il y a des finesses qui ne se trouvent pas dans les dicos. Qu’en pense-t-il sur l’usage ?
Bon, lui il n’apprécie pas du tout. Il aborde le sens caché. Je l’écoute attentivement avec des grands yeux. J’aime quand il m’explique les choses à sa façon. Conclusion :
Je veux pas entendre ces mots dans ta bouche, isabelle.
J’essaye de relativiser.
Mais cela se dit de nous jours couramment, mon chéri !
Pas chez nous.
Voila ! La question est réglée en partie. Pas la peine d’y revenir. La liste de mes interdits s’est prolongée.
Monsieur me fait cuire en plein soleil. Il m’interroge, approfondit, va au fond. J’aime son sérieux. Pas question de profiter pour me peloter. Chaque chose en son temps. Et le temps pour faire le tour de ma petite personne, il le prend. Rien ne lui échappe.

Excellente idée de rituel amoureux/DD que cette confession régulière
Par Olivier le mai 15, 2009
à 5:38
Petite pratique mignonne qui soude bien un couple je trouve…
Par isabelle183 le mai 17, 2009
à 3:57
Un thème fascinant que ces gentilles “confessions”, prélude éventuelle à de petites fessées “à l’eau de rose”. Il faudra que j’y sensibilise ma fiancée.
Par olivier le mai 23, 2009
à 12:24