Comme pour Monsieur, Paris m’évoque infaiblement un certain image de la femme avec un grand F. Nous sommes conscients tous les deux que cette association se base plutôt sur un mythe personnel de cette ville que sur de faits réels. Ni lui ni moi, nous la connaissons d’un vécu perso. Pour l’un comme l’autre c’était toujours une étape sur note route.
Alors nous nous berçons dans nos rêves quand le mot Paris tombe et nous rêvons ensemble. Une promenade avec Monsieur et Madame Monet dans un décor tableau de la belle époque. Une visite au Moulin Rouge en compagnie de Toulouse-Lautrec. Une rencontre fugace avec van Gogh au petit matin dans un petit bistro du coin. Une discussion avec Sartre et Simone de Beauvoir…
Puis Monsieur ne manquera pas de me faire part de sa seule déception en rapport avec Paris. Pour la nième fois. Son impression à la sortie du film : « La nuit porte-jarretelles » dont il s’était fait une petite idée d’avance. Cruellement déçu par une histoire bien médiocre selon ses mots. Veut dire une quasi absence de porte-jarretelles dans ce film. Et plouf, son mythe de Paris s’est effondré. Et à chaque fois j’éclate de rire quand il s’énerve contre le titre mensonger. Une chose est sure : Il l’avait mauvaise cette séance. Lui qui se laisse difficilement duper.
Puis il divague sur la « justice du destin » (t’es sérieux là mon chéri) en voyant à la sortie du cinéma (cela s’est passé à Toulouse et non à Paris) un couple attendant la séance prochaine. Un couple bien rétro pour les années 80. La dame s’affichait dans un tailleur gris. Très strict, assorti d’escarpins à talons aiguille. Puis, comme clou elle portait visiblement des vrais bas à coutures qui ont une façon assez caractéristique d’habiller une jambe. Comme on disait apparemment à cette époque et comme rappelle une chanson contemporaine d’Yves Simon (Je pense à elle tout l’temps). Que Monsieur aime bien d’ailleurs.
Presque 25 ans se sont écoulés depuis. Monsieur a doublé de l’âge. Et demain ce film repasse à la télé. Il n’en sait rien encore. J’hésite entre deux tenues de circonstance. Celle de la dame inconnue ou celle de la chanson d’Yves Simon. Seulement je ne suis pas sure du tout du tout de rentrer déjà dans mes petites tailles. Il me reste encore quelques kilos à perdre après mon accouchement.
Si je ne rentre pas, c’est décidé. Je vais parler à Monsieur d’un régime sous surveillance.
Pourquoi cette pensée ?
Parce qu’il ne me fait jamais la moindre réflexion sur mon poids. Et par-dessus du marché j’arrive depuis 11 ans à lui faire oublier les belles dames de Paris, telles qu’il les imaginait dans son adolescence…

Voila qui est très romantique de passer une soirée de circonstance en évoquant Paris. Je te souhaite un bon moment. Et pour le poids, je pense que si le coeur y est, ce n’est pas le plus important.
Par Comicbook le août 1, 2009
à 6:32
Merci Comicbook!
Par isabelle183 le août 13, 2009
à 9:01