Pour hommes nostalgiques uniquement

WP4112009.2J’ai envie d’écrire une série d’articles pour hommes nostalgiques. De l’idée que je me fais d’eux. Ces Messieurs ont pour moi un faible pour le glamour, les femmes féminines, le chic d’antan. Ils préfèrent les robes et jupes aux jean, le porte-jarretelles aux collants, les escarpins aux basquets, le jolie rouge à lèvre aux tatouages, les colliers de perles aux piercings.

Ils prennent leur rôle d’homme aux sérieux. Ils assurent sur tout point de vu. Ils sont exigeants avec eux-mêmes et exigeants envers leur partenaire. Ils ne cherchent pas l’amusement, mais la stabilité d’un couple. Ils respirent l’autodiscipline et rassurent par ce fait. Ils donnent bon exemple et impressionnent par ce fait. Ils ne se laissent par dépasser par une situation difficile et sécurisent par ce fait. Leur force c’est l’absence de long discours pour s’imposer. Leur parcours dans la vie parle pour eux. Ils ne sont pas bornés et savent se remettre en question quand il le faut. Ils ne dévient pas sur des plaisanteries de gamin quand la dame parle de ses désirs. Ils ne sont pas impulsifs, mais réfléchis. Ce qui plait à une dame dans un tel homme c’est son sens de responsabilité. Rien à voir avec un papa de substitut. Bref ce sont des hommes qui donnent envie à une femme de se comporter en femme, de se laisser prendre volontairement par la main, de se laisser guider.

Pour moi les sentiments nostalgiques vont souvent de paire avec la discipline domestique telle que la conçois. Je ne vois pas dans un homme nostalgique chérissant ce fantasme un « simple fesseur ». Plutôt un chevalier galant à l’ancienne, droit, ferme et avec un sens de valeurs et principes qu’il compte faire respecter.

Les hommes nostalgiques ont des fantasmes coquins comme tout les hommes, mais se battent vaillamment contre eux de peur de passer pour un macho, de peur de demander à la dame ce qui ne se demande pas à une dame, de peur aussi tout simplement de lui faire mal physiquement ou psychologiquement. Ils ont tendance à mettre leur dame sur un piédestal, de trop l’idéaliser, de la traiter en reine… Bref peu de risque avec eux de se trouver en face d’un tortionnaire qui marque littéralement son terrain… C’est la connaissance et la maîtrise de ses pulsions qui rend un être mature.

Ils ont plus un goût pour la discipline que la fessée. Ce goût est souvent dû à un vécu dans leur enfance quand les châtiments corporels étaient encore chose courante. Ceci peut donner un personnage adorable avec un penchant qui était très dur à réaliser dans la jeunesse, imprégnée par un féminisme agressif. Ce féminisme n’interdisait pas seulement de demander à la dame de s’habiller féminine. Il interdisait aussi de la voir en « objet de fantasmes coquins » et encore plus de partager avec elle des désirs de discipline.

Pour un homme nostalgique la fessée en couple est dotée d’un sens. Elle se veut instructive pour la dame. Du moins c’est le discours de face, car leur côté fleur bleue admet difficilement y prendre aussi un plaisir érotique. Mais c’est justement ce petit discours maladroit qui fait leur charme. Monsieur montre une faille dans sa personnalité si affirmée. La dame peut se sentir pour une fois en initiatrice, prendre l’initiative, apprendre au monsieur des plaisirs défendus qu’il semble ignorer.

Je pense que le désir de discipline est bien rare chez les femmes de mon âge, mais il existe. L’apport du féminisme consiste d’être capable d’en parler librement à son homme s’il le faut. Mais il est beaucoup plus romantique de prendre l’initiative en laissant l’idée au monsieur que ce soit lui qui mène la danse. Des petites allusions suffisent.

Alors « l’éducateur » endormi se réveille, pointe les oreilles, écoute la « jeunette » avec émerveillement et n’en revient pas que cela existe. C’est ainsi qu’arrive la première fessée, aussi naturellement que sont arrivés les premiers rapports vanille.

De la part du monsieur c’est une fessée pudique dans son impudeur. Une qui corrige un défaut sans être prétexte pour un jeu coquin. Une qui s’oppose à la fessée se nourrissant d’un plaisir douteux de la souffrance infligée. Ce ne sont pas les marques visibles qui créent l’excitation, mais de voir la dame rougir avant de se ou la déculotter. De l’entendre trouver milles petits arguments pour échapper à une fessée toute nue. De la voir partir au coin en boudant parce qu’elle n’a aucune envie d’exposer en plus son derrière bien corrigée. De lui imposer à son âge la loi du martinet ou autre instrument, petite chose qu’elle doit elle-même ramener des courses. La fessée devient l’alliance qui soude le couple et non un rapport de force. Ca va beaucoup plus loin que de partager des plaisirs érotiques. Pour moi ce sont des jeux qui tournent autour de la réalisation de soi.

L’exigence féminine envers soi-même concerne autant les défauts de physique que les défauts de personnalité. La fessée peut se révéler pour certaines femmes comme la chirurgie esthétique de la personnalité ou du caractère. Et la honte se porte sur le fait que les défauts qu’elle aimerait cacher sont mis au grand jour. Honte parce qu’elle ne se sent pas capable par elle même d’y remédier. Honte parce qu’elle reconnaît la correction comme bien fait. Honte de recourir à une méthode si archaïque et enfantine. Et honte surtout de prendre plaisir à sa correction.

Je pense que la honte portant sur la nudité partielle ou intégrale que le Monsieur nostalgique suppose chez la dame est de moindre importance pour elle. Il m’a semblé important de clarifier ce point.

Laisser un commentaire