Voici une photo d’Andrey Eroshkin que je trouve tout simplement magnifique et fort suggestive. La culotté baissée de la dame m’évoque facilement la fessée. Mes associations spontanées tanguent vers un comportement irréprochable, les bonnes manières, un langage soigné, une tenue impeccable. Aspects révélateurs pour la construction de mes fantasmes qui relégué à la fessée plutôt le rôle d’un moyen que d’un but en soi.
Le rapport entre une mise en images du terme « discipline » et une recherche volontaire de l’esthétisme saute aux yeux. Cet aspect me parle beaucoup émotionnellement. Et une bonne partie de ma DD en couple se base sur ce rapport.
Expliquer les liens inconscients entre discipline, esthétisme et fessée est assez complexe. Je garde ce sujet pour une autre fois. J’ai envie de parler de la DD au quotidien aujourd’hui.
Il n’est pas mon but d’établir ici un mode d’emploi avec des règles fixes et soigneusement détaillées comme cela se fait souvent. Ce n’est pas ma façon de voir une relation interhumaine.
En gros c’est l’épreuve du quotidien qui a créée le règlement qui est en usage la maison.
Il me parait illusoire de démarrer la DD avec une longue liste de règles et préceptes qui détaillent chaque élément de la vie. On ne se s’y fait pas d’un jour à l’autre à un mode de vie qui change radicalement avec l’expérience d’un vécu antérieur bien différent selon les normes de notre société.
La DD comme fantasme préexistant, n’est rien d’autre …qu’un fantasme. Il ne s’adapte pas à la réalité.
Mieux vaut commencer sans ambitions démesurées et affiner au fil du temp pour déboucher sur une structure que l’on puisse appeler discipline domestique.
Soit c’est moi, soit c’est Monsieur qui suggère un élément de la discipline domestique. Nous en parlons toujours avant. A tête reposée. Il n’est pas encore arrivé que l’un refuse une idée de l’autre.
Faut goûter pour savoir si on aime un plat ou pas. A condition que le plat soit ni nocif pour corps, ni nocif pour l’esprit !
Ce que j’aime avec mon homme c’est ce qu’il regarde plus loin que son « cohabitant » dans son caleçon. Et aussi, qu’il exprime clairement son désir sans se laisser prier pendant des heures ou se perdre dans des allusions.
Une fois une ébauche de règle établie, il reste le plus dur à faire. Trouver sa juste application au quotidien et surtout trouver la juste punition. Notamment au niveau de l’intensité physique et psychique.
Nous commençons par une « douce » expérimentation autour de la compatibilité entre le désir de mon homme de m’imposer une punition qu’il trouve adéquat et mon désir de ce que j’estime un juste châtiment à la hauteur de mon méfait. De manière générale mes attentes de sévérité dépassaient celles de mon homme. Normal. Lui il avait déjà de l’expérience concret en ce domaine et moi non.
Notre but consiste de construire du solide à long terme. Il importe donc des distinguer soigneusement entre le faisable et le non faisable. En évitant tout excès qui peut se relever comme tue l’amour.
Une fessée trop douce pour une faute, ne m’incite pas forcement à chercher à améliorer mon comportement. Mais elle me rassure sur le fait que mon homme ne cherche pas à me briser par la force. C’est ainsi que se construit la confiance.
Puis je suis la première gênée par mes erreurs. Et quand je constate qu’elles risquent de se répéter, je ne manquerai pas de souffler à l’oreille de mon homme de me traiter avec plus de fermeté. De changer d’instrument. D’ajouter des punitions supplémentaires.
Je pense que les limites d’une punition très sévère devraient être fixées en se fiant à la nature.
C’est ça dire à l’état des fesses. Que la douleur soit intense me parait nécessaire dans un procédé de correction. Et un fessier teint en rouge cramoisi reflète selon moi une bonne image de la discipline. Par contre que la punition abîme le corps, non. Nous ne sommes pas dans une histoire de martyre. Ni dans une recherche d’un plaisir extrême. Voici donc où je place ma barrière perso entre DD et maltraitance d’un côté et entre DD et autres pratiques de l’autre.
Je ne cesserai jamais de rappeler ces/mes conditions de sécurité. Elles vont plus loin que le (simple) bien-être physique. J’aime beaucoup parler d’effets folkloriques de la DD de manière distrayante. Mais je n’oublie pas non plus de rappeler que tous les blogs DD (à ma connaissance) qui essayent d’imposer la « bonnes conduite » à la dame par un crescendo dans la douleur parlent également de problèmes dans le couple. Simple coïncidence ?
A suivre…
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