Extrait : Mabel’s Dramatic Career (1913)
Peut-être la première fessée de l’histoire du cinéma. Dans un registre bien burlesque qui respire la bonne humeur.
Cette connotation m’est indispensable à la fessée telle que je la conçois. Je ne me retrouve pas dans le registre du S/m qui relègue souvent cette pratique dans des cadres d’une ritualisation étouffante. J’ai l’impression d’une absence d’émotions. Bref le raffinement de la douleur exquise ne fait pas partie de mon monde. Et encore moins tout l’attirail de codes, chaînes, cordes ou colliers. Ce n’est pas un jugement envers ceux qui s’y retrouvent, mais une simple question de la construction de mes fantasmes.
Adepte de la bonne fessée « scène de ménage » je vois avant tout un crescendo d’émotions sous forme verbale et gestuelle. Une dame qui s’emporte et un monsieur qui impressionne par son calme et qui la guide avec une fermeté certaine sur ses genoux. J’avoue de ne pas penser à l’aspect burlesque pendant l’acte même, mais à tête reposée, je conçois, vu ma façon de pédaler, bouger et pester quel effet notre petit ménage puisse faire sur un éventuel spectateur. Le plus souvent c’est plus proche de la caricature involontaire que de l’austérité d’une punition qui se veut sérieuse. Comme dans ce clip…
Commentaires Récents