Publié par : isabelle183 | février 28, 2010

La fessée comme drogue naturelle

Je suis toujours amusée quand je lis des approches à la fessée qui s’apparentent à des prouesses de sport. Les parallèles ne manquent pas. Il est bien connu que la douleur soutenue sur une période longue peut provoquer d’effets semblables à l’effort intense. Les endorphines (morphines produites par l’organisme) ainsi libérées, s’apparentent comme leur origine indique à un effet de drogue. En évoquant subjectivement des phénomènes de bien-être.

Loin de moi de vouloir réduire le bienfait de la fessée à la simple biochimie. Et si je faisais une étude sur ce sujet je me poserai avant tout la question d’une interaction entre endorphines et taux de cortisol dans l’organisme. Le cortisol, populairement appelé hormone du stress, a fait objet d’études il y a une dizaine d’années. J’avais lu dans le temps les premières publications à ce sujet (on y cherchant un éclaircissement sur les psychoses exogènes) qui examinent de près la résistance d’un être humain au stress.

Il en va de soi que l’annonce d’une sévère fessée peut provoquer un certain stress qui intensifie « l’épaisseur du vécu ». Plus que la préparation dure, plus le stress augmente.

Une bonne fessée vit alors en grande partie de ses préparatifs.

Donc dans sa première phase, l’acte de la fessée peut s’apparenter à un soulagement d’une tension insoutenable qui baisse pour sa part la sensibilité à la douleur.

Puis dans la deuxième phase se produit un effet que Simone de Beauvoir décrit avec des mots suivants :

« La souffrance détruit les limites du moi, l’exquis et le douloureux se touchent. »

Je passe sur mes recherches qui mettent en rapport la culpabilité inconsciente qui motive le besoin de punition et le stress. Ainsi que l’idée que la destruction des limites du moi entraîne des  sensations de toute puissance en analogie avec les drogues.

Seulement ma conclusion :

Il n’est pas exclu que la fessée agisse comme une drogue naturelle !

Une vue plus scientifique sur ce sujet (pour ceux qui lisent l’anglais) se trouve ici.


Réponses

  1. Rebonjour:
    je suis absolument d’accord avec votre analyse des effets de la fessée.
    La façon récurrente dont j’en éprouve l’envie s’apparente quelque part à un manque sévère.Mais, je préfère de très loin se manque là.


Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Twitter picture

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Catégories