Suite de : Fesser sa femme 1 (L’avis d’un psychologue de 1939)
Avertissement : Le texte présent ne fait pas dans la complaisance, ni pour la fessée, ni pour la nature humaine. Il risque donc de choquer par une rigoureuse mise en lumière de contenus inconscients, en se basant sur les connaissances de la nature humaine en 1939.
Devrait-on fesser sa femme
Par Lawrence Gould (Psychologue)
John Barrymore a ses défauts, et ses quatre ex-épouses jurent qu’il soit assez difficile à vivre. Il y a peu d’hommes qui arrivent à égaliser son record en matière de divorce. Puis John n’a jamais fait un secret de traiter ses épouse à la dure si nécessité y ait. En fait, la cause directe de son dernier divorce concernait la fessée qu’il donnait à Elaine Barrie, dans une représentation de la pièce, «Mes chers enfants”, dans laquelle ils apparaissaient ensemble.
Certes, la fessée fait intégralement partie de la pièce. Mais Barrymore, qui joue le rôle du père de sa femme, et qui utilise la plus ancienne de toutes les formes de la discipline sur elle, agit de manière si convaincante que les on-dit prétendent – qu’Elaine avait à du mal à asseoir pendant des jours.
Ce n’est ce la première fois qu’il avait «mis la main» sur elle. Et aussi le pied ! Pendant son divorce elle témoigne du fait qu’il arrivait à son mari de lui donner des coups de pieds sous la table même quand il y avait des invités à la maison. Parce qu’il était mécontent de son comportement. Pourtant ces incidents n’ont pas altéré son amour pour son mari. Elle retira sa plainte et resta 2 ans de plus avec lui.
Il est entendu que Barrymore possède une approche assez joviale de la vie, et ne pouvait être accusé d’être cruel pour le plaisir de la cruauté, mais la psychologie a développé ses propres termes, pour les personnes qui tirent un frisson d’infliger ou de subir des violences, surtout dans les ébats amoureux.
Sont appelés « sadiques » ceux qui ont l’envie de faire mal à leur objet de passion. En allusion à un célèbre français, le Marquis de Sade. Tandis que celles (croyez le ou pas !) qui tirent du plaisir de la souffrance sont appelées masochistes. D’après un personnage morbide tiré d’un roman allemand.
Et même si ces types d’anomalie sont relativement rares dans leurs formes extrêmes, on y trouve des traces chez la plupart des gens. Particulièrement la plupart des femmes, présentent des signes d’un certain degré de masochisme, parfois sous la forme assez obscure de ce qu’on appelle le «complexe du martyr”, et parfois directement dans leur jouissance sensuelle qui se languit d’une certaine rudesse de la part de l’homme qu’elles aiment.
“Jimmy” Cagney est un autre acteur qui découvrit que les femmes sont enchantées par un rude traitement. Ce fut pendant une scène dans laquelle il jeta une pamplemousse sur sa compagnie de table ce qui fit de lui une idole provoquant une rué du public féminin vers ses films et ce qui inaugura une nouvelle mode à l’écran. Mais au fond, la mode n’est pas si nouvelle qu’on essaya de faire croire. La scène originale se trouve dans “Le cheik” avec Rudolph Valentino, dans un rôle subtilement sadique, bien que joué par un homme, mais crée par un auteur féminin reflétant les cris de cœur de million de femmes.
Mais d’où vient-il ce désir ?
Comme la plupart de nos secrets d’âme, il remonte à la petite enfance – aux premières impressions de la vie qui ont à jamais un puissant effet sur nos processus mentaux. On le sait maintenant que beaucoup, et peut-être la plupart d’enfants apprennent sur les soi-disant choses de la vie à un âge plus précoce qu’imaginent leurs parents. Ils amassent les informations, en partie en observant les animaux (ce qui est particulièrement les cas en campagne) et en partie en observant leurs parents au moment où ils sont censés dormir, ou censés d’être “trop jeunes encore pour comprendre”. Beaucoup de ces observations semblent oubliées quand les enfants grandissent, mais cela n’efface pas les impressions qu’elles ont créé.
En particulier, l’impression que retient la moyenne des enfants sur la façon dont les adultes font l’amour, c’est qu’il s’agit d’une attaque envers la femme, dans laquelle le mâle est à la fois impitoyable et, apparemment, déchaîné. Ainsi, une fille – sans la moindre idée du pourquoi – peut croire après avoir grandi qu’un homme qui n’est jamais «un peu brusque», ou qui ne perd jamais son sang-froid ne soit pas un vrai homme. La plupart des filles, bien entendu, vont nier un tel sentiment. Mais la fascination pour l’homme des cavernes que ressentent la plupart des femmes prouve l’existence d’un tel contexte.
Il y a quelques mois, j’ai discuté les dangers de l’hypnose avec un psychiatre mondialement connu et il a souligné l’un des dangers que la plupart des gens n’ont jamais envisagé. «Il est bien vrai, a-t-il convenu que, même dans la transe hypnotique, une personne ne fera rien qui soit contraire à sa nature profonde, mais, ne serait-ce que dans son inconscient, une femme moyenne souhaite d’être forcée et un homme sans scrupules pourrait en tirer facilement un avantage. “Et tandis que pour la plupart des femmes ce désir est si profondément enfoui qu’elles ne savent même pas qu’il existe, il révèle sa présence par une envie d’être prise en main – par la force, si nécessaire – par l’homme qu’elles aiment.
Certes, une impulsion complémentaire existe chez les hommes, et essentiellement pour la même raison. Mais chez nous, les Américains, elle a été adouci par la « gouvernance des jupons » à laquelle nous sommes soumis, tant à l’école qu’à la maison. Au fond, la plupart d’entre nous craint trop nos femmes pour être capable de montrer de la force à leur égard. Sauf sous l’influence de stress quand la rage emporte sur la raison et où nous risquons d’aller trop loin. Et la situation se complique encore par le fait que, théoriquement, la femme américaine est trop occupée d’essayer de prouver son égalité avec les hommes au lieu d’admettre certains penchants masochistes – sauf dans le cas d’un héros de cinéma.
En conclusion : Beaucoup de femmes seraient probablement plus heureuses si leur mari leur donnait occasionnellement une fessée. Par contre un psychologue ne peut guère recommander cette pratique. Sauf l’exception d’un cadre comme la psychanalyse par exemple, les sentiments primitifs autant des hommes et que des femmes se portent le mieux dans les oubliettes de l’esprit dans lesquelles la vie civilisée les confine.
En tant que mari moderne, la meilleure stratégie à adopter me semble de montrer à votre femme que l’audace de la fesser ne vous manque pas, si vous sentez qu’elle le mérite, mais que vous l’aimiez trop et que soyez trop cavalier pour le faire, sauf en cas de provocation extrême.
Une toute autre affaire est un soupçon de « bestialité » en amour, l’homme qui est trop faible ou trop timide pour y parvenir va autant décevoir sa femme que frustrer une partie de sa virilité.
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