Publié par : isabelle183 | mars 31, 2010

Si un martinet pouvait parler 1

Un de mes récits préférés sur la fessée en langue française. Une poésie qui m’enchante et un point de vu de plus original. Je le publie bien évidement avec l’autorisation de l’auteur.


Mémoires 1 (d’Altec-art)

Je suis né au fin fond d’une forêt, là où seuls les animaux viennent.

Mes premières années ne m’ont pas laissé de grands souvenirs. Rien ne marque lorsque l’on pousse loin de tout, discrètement et tranquillement.

Combien de temps suis-je resté là, dans le silence d’un sous-bois, sans rien à faire d’autre que de me sentir grandir et de m’appliquer à former les plus belles feuilles possibles ? Je l’ignore.

Un jour, un bruit inhabituel dérangea cette tranquillité. Pas le bruit d’un animal, non. Celui d’un déplacement fait sans précaution. Le bruit d’un homme. Il n’en venait pas souvent par ici. Celui-ci était jeune et vigoureux. Il semblait avoir une occupation particulière. Il regardait à raz de terre, examinait les branches et les rejetons, les palpait, les courbait. Il faisait la grimace lorsqu’il arrivait à les casser. Il faisait la grimace aussi lorsqu’il arrivait à tordre le bois trop facilement. Il cherchait certainement quelque chose de précis.

Il s’approcha de l’ensemble de rejets dont je faisais partie. Il apprécia l’épaisseur de chacun de nous, et se mit à nous plier. Il s’attarda sur moi. Me tapota, me tordit doucement. Je résistais, mais ne me montrais pas trop rigide. Il hésita un moment, il évalua mon épaisseur entre deux doigts, fit de même avec quelques uns de mes voisins. Il prit un gros couteau au fond de son sac et attrapa l’un de mes congénères. Mais son regard revint vers moi, il m’empoigna et d’un geste sûr et sec, il me coupa. Il m’agrippa par l’une de mes extrémités, la plus épaisse, et fendit l’air. Il tapa la paume de sa main libre et prit un air satisfait. Il fit demi-tour et rebroussa chemin. Je partais vers l’inconnu.

Le soir, chez lui, il alla me récupérer là où il m’avait rangé. Avec un couteau fin, il me débarrassa de mon écorce, me coupa l’extrémité la plus fine, me frotta délicatement pour m’ôter quelques aspérités et alla me ranger dans le grenier où je séchais consciencieusement pendant de très longs jours. Je vous fais grâce de l’ensemble des manipulations, longues et précautionneuses, qui suivirent. Finalement, il me polit délicatement et il entoura mon extrémité la plus épaisse d’une lanière de cuir très serrée et du plus bel effet.

Il me prit et me fit fouetter l’air. Je sifflais d’une façon assez harmonieuse. Il était content de lui. Et j’étais, je le reconnais, assez fier de moi : droit comme un « i », très solide mais souple. C’était pour moi comme une seconde naissance. Il sorti d’un tiroir une sorte d’étui en cuir épais, l’ouvrit et me posa délicatement sur le feutre mauve qui tapissait l’intérieur. L’étui était juste un peu plus grand que moi et très confortable. Il me dit doucement « Je sens que nous allons faire de grande choses, tous les deux ! » Il referma l’étui et le remis dans son tiroir. J’y restais douillettement un temps indéterminé.

Un jour, le tiroir s’ouvrit et je sentis que l’étui qui m’abritait était déplacé. Il me posa sur une table. Du fond de mon abri, j’entendais sa voix de façon indistincte mais je notais son intonation sévère, presque dure. Il utilisait des mots assez brefs. Avec un peu plus d’attention j’entendis une autre voix, plus aiguë. Plus plaintive aussi. Et puis soudain un bruit que je ne connaissais pas. Une sorte de claquement sec.

Immédiatement, la voix aiguë cria. De nouveau un claquement suivi d’un autre cri. Les claquements se multipliaient et s’accéléraient. Les cris aussi. Ils devinrent des plaintes qui finissaient par de drôles de hoquets. Je sus plus tard que cela s’appelait des « pleurs ».

Tout ce charivari se calma, mais la voix plus aiguë continuait à se plaindre doucement. Soudain je sentis que mon abri était déplacé. Son couvercle s’ouvrit. Il me tenait du bout des doigts et me regardait les yeux brillants en souriant. Il me sortit délicatement de l’étui et me montra à l’autre voix, une toute jeune fille. Elle me regardait d’un air effrayé, les yeux pleins d’eau. Je sus plus tard que cela s’appelait des« larmes ».

Il lui dit d’un ton qui n’admettait pas de réplique de se tourner vers le fauteuil qui était derrière elle, de se pencher et de s’appuyer sur les accoudoirs. Elle hésita juste un instant et s’exécuta en émettant comme des gémissements. Il me posa sur la table et, avec ses deux mains, il descendit d’un geste preste le seul vêtement que la jeune fille portait encore : une culotte blanche. Il découvrit alors une partie rebondie de l’anatomie humaine que je ne connaissais pas encore. Je sus plus tard que cela s’appelait des « fesses ». Celles-ci paraissaient si douces…

Il m’attrapa alors par mon extrémité gainée de cuir et m’appliqua doucement sur la partie la plus charnue des fesses, me tapota sur celle-ci. Je me demandais vraiment ce qu’il voulait faire. Quand soudain il leva le bras bien haut, et moi avec, et l’abaissa rapidement. Je heurtais violemment la partie du corps visée. Le choc fut pour moi terrible. J’avais connu des tempêtes dans la forêt, j’avais été piétiné par des animaux. Mais je ne connaissais rien de semblable ! Je rebondis en vibrant de toutes mes fibres. En même temps un cri déchira l’air et la jeune fille se redressa et mettant ses mains sur ses fesses.

« En position ! » dit-il d’un ton sec. Elle se remit en place. Et de nouveau il me tapota sur les fesses de la demoiselle, me leva d’un geste ample et ramena brusquement son bras. Je sifflais dans l’air et heurtait les fesses. De nouveau les vibrations. De nouveau un cri et un sursaut de la jeune fille. Mais cette fois-ci, elle se remit en place sans qu’il ait besoin de lui dire quoi que ce soit.

L’exercice recommença plusieurs fois, et je m’habituais à ces chocs répétés, d’autant que la peau de la demoiselle était douce et finalement ne me faisait pas grand mal. Je n’en dirais pas autant pour elle. A chacun de mes passages je laissais une strie rouge d’un bel effet.

J’étais manié avec une certaine adresse car je ne retombais jamais deux fois au même endroit et je finissais par laisser des traces bien parallèles sur l’ensemble de la surface de la peau.

A chaque fois, elle se redressait en criant, mais reprenait sa position.

Lorsqu’il me tapotait sur elle avant de frapper, elle remuait insensiblement les fesses comme pour me caresser et se préparer à me recevoir. J’avais même l’impression qu’au fur et à mesure, ses cris changeaient de nature. Ils devenaient petit à petit moins rudes, plus doux, se terminant parfois comme dans un soupir.

Ce manège dura un petit moment. Mon manieur se recula, comme pour admirer le résultat obtenu. Elle respirait de façon saccadée en se dandinant d’un pied sur l’autre. Il se rapprocha et la caressa. Elle se laissa faire, en se balançant légèrement au même rythme que la main.

Il alla alors me replacer sur la table, retourna vers elle. Je n’entendis plus que des soupirs.

A suivre…


Réponses

  1. c’est très excitant la fessée, vous en donnez ?

  2. Non, pas mon truc du tout!


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