Photo extraite du film : McLintock (1963)
http://www.dailymotion.com/video/xcuqlo_1963-mclintock-scena-1_sexy
Le grand cinéma ne véhicule pas seulement du rêve, mais met aussi des fantasmes en scène. Cela se fait de manière très discrète et suggestive. Sans jamais devenir lourdement explicite. Dans ce petit extrait, il s’agit du fantasme de la fessée devant les beaux parents. Construction qui pourrait choquer certaines âmes pudiques dans un contexte réel, mais qui passe ici une fois captivé par l’action du film comme une lettre à la poste. On peut y prendre plaisir en toute innocence. Et vu qu’il s’agit du grand spectacle, il y a quelque peu légitimation du fantasme.
La scène est croustillante et gagne encore d’intensité par le geste du beau-père qui donne à son fils la petite astuce pour mieux fesser la belle fille. Un peu comme une tradition familiale de la petite fessée disciplinaire qui se perpétue.
La scène joue également sur une large panoplie de petits peurs féminins.
(Peur de l’adolescence ; Peur du mariage ; Peur de la perte du mari)
Voila de quoi pour mettre des réels émotions à vif qui se déroulent et dénouent dans un cadre ludique qui est le film. Chacun y trouve pour son compte.

Commentaires Récents