Publié par : isabelle183 | mai 30, 2010

Fantasme de fessée et féminisme

Je retracerai dans ce post quelques souvenirs de mon adolescence. Le côté spontané de l’expression m’importe comme d’habitude plus que le politiquement correct. N’oublions pas que ce dernier mode expression se forme sous l’influence de la pression sociale qui nous veut tel ou telle.

La pression sociale ne tient pas compte de notre désir.

Ce qui est d’ailleurs son rôle primaire, uniformiser le désir. Pourtant le désir ne se laisse pas enfermer éternellement dans un carcan rigide. Et à notre époque cela peut aller très vite. De plus en plus de pratiques se démocratisent. Elles deviennent une sorte de standard et gare à celui ou celle qui n’y retrouve pas son compte. A ce moment-là la pression sociale montre son autre visage.

La difficulté consiste à trouver son propre équilibre entre ce qu’on désire et ce qu’on ne désire pas.

Les « histoires de fessée » qui me faisaient rêver, déjà adolescente, sont nombreuses. Parmi tant d’autres j’adorais et j’adore toujours la fessée glamour. Jolies tenues d’antan et un côté pin-up très sexy qui contient pour moi de nombreux non-dits.

Fantasme « inspiré » par le féminise ambiant de mon enfance en quelque sorte. Son contre coup. Cela dû se greffer sur les fantasmes de ma petite enfance vers l’adolescence. Quand j’étais à la recherche comment vivre ma féminité. Etre une femme féminine était à cette époque entourée d’un interdit social, d’un air malfamé.

Il y avait une partie « raisonnable » en moi qui voulait s’adapter à tout prix aux conventions sociales. Et ceci au détriment de mon désir.

Le goût du temps prônait la femme libérée. En s’attardant sur les aspects caricaturaux de cette notion. Dans ma compréhension personnelle d’ado il s’agissait d’une femme qui se met sans retenu à la disposition des messieurs. Et celle qui n’acceptait pas ce jeu, hein bien, elle n’était pas libérée. Comme moi qui ne rêvait pas d’aventures libertines, mais de l’arrivé du prince charmant en vu de former un couple.

Toutefois c’est le féminisme, « le vrai », qui m’a sortie de cette impasse.

En me fournissant des réponses satisfaisantes à mes questions concernant le rôle social de la femme. Intervenir sur le monde avec les mêmes droits qu’un homme, n’est pas synonyme d’adapter ce principe dans sa vie intime. C’est un espace privé qui ne concerne les deux partenaires.

Et être libérée en ce domaine veut dire pour moi, qu’une femme puisse parler librement de ses désirs à son homme et se donner des moyens de les réaliser sans que cela fasse objet d’un jugement moral.

C’est la psychanalyse qui m’a fournie les réponses en matière de réalisation de mon désir. Elle m’a d’abord permis de le cerner en détail. Puis j’ai découvert un mode de pensée qui permet de distinguer entre ses éléments subjectifs et objectifs. Entre opinion et fait. Qui permet de regarder ses propres fantasmes avec bienveillance, détachés de la notion de la normalité qui s’oppose à l’individualité. Comme une production personnelle à ne pas surestimer. Mais pas non plus à considérer comme quelque chose qui devrait rester aux oubliettes. Tout est dans le bon compromis.

J’adore la fessée glamour. J’aime qu’elle intervienne pour mon audace de me comporter trop provocante. Par exemple quand j’essaie de la jolie lingerie ou des costumes coquins et que je sorte de la cabine d’essayage pour faire la belle. Monsieur veille que je ne dépasse pas les bornes en semi public. Et si cela arrive, c’est la fête à la maison. Je suis particulièrement émue quand je reçois une fessée pour cette raison. De me retrouver toute nue sans artifices sur ses genoux.  La vue sur mes jolis habits soigneusement pliés avant l’acte.

Ou encore quand il me passe sur ses genoux dans la tenue qui a causé ma punition. Une heure avant je me trouvais encore en train de faire la belle et maintenant j’apprends que je n’ai pas encore dépassé l’âge de la fessée. Malgré que je sois une femme adulte.

Bon tout ceci n’est certainement pas bien raisonnable, mais cela fait tellement de bien de pouvoir vivre ses petites irrationalités dans un cadre amoureux. La bonne humeur générale du couple en profite et pour nous c’est l’essentiel.

Dans des telles situations je fonds facilement en larmes. L’émotion est tellement forte. Monsieur comprend trop bien mes incohérences. Il en tient compte avec fermeté. Larmes de bonheur, un fessier bien rouge qui ne va pas tarder par sa chaleur de me procurer d’effets secondaires et l’impression de sentir le désir de mon homme dans mon dos pendant que je fais du coin. Puis à l’horizon une réconciliation de rêve. Plus tard au moment de se coucher. Oui mon couple correspond bien à mes attentes d’adolescence. Il me donne de l’énergie et la joie de vivre…


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