Il fut un temps où on regardait certaines lubies coquines entre époux (ou partenaires tout court) sous un aspect pathologique. Et ne pas seulement la fessée. Bien de pratiques encrées dans les mœurs de nos jours s’entouraient d’un air de maladie mentale. La bonne morale semblait emporter sur des considérations proprement médicales.
Voici un courrier lecteur dans une rubrique de conseil datant du début des années 60 qui va dans ce sens.
Une raquette de ping-pong pour garder son épouse sur la bonne voie
Chère Ann Landers
Qu’en pensez-vous d’un mari qui trouve des excuses tirés par les cheveux pour fesser au moins deux fois par mois son épouse ?
Et qui garde à ce propos une raquette de ping-pong dans la chambre à coucher ?
Quant à l’épouse il s’agit de ma sœur. Elle m’a avouée récemment que son mari a instauré cette pratique depuis leur lune de miel en mai dernier. Je n’ai jamais entendu de telles coutumes et croyez moi que je suis choquée. Est-ce que ce monsieur n’aurait pas un problème mental ?
Ma sœur prétend que son mari est un gars formidable et admet qu’elle mérite ses fessées. Conseillez-moi svp.
Signé : Simplement choquée
Chère choquée
Il y a certainement quelque chose qui ne tourne pas rond chez ce monsieur. Mais avant de lui réserver une chambre chez les fous, pensez à en réserver deux. Une aussi pour votre sœur.
Un homme qui adore infliger une douleur à une femme est un sadique et la frontière entre fessée et maltraitance est parfois bien mince.
Certaines femmes névrotiques qui éprouvent un besoin de punition semblent attirer ce genre d’homme. Vous dites que cette histoire date depuis leur lune de miel. Pour ma part je pari que les premières fessées datent depuis bien plus longtemps.
Ne juge point et tu ne seras point jugé;
A la lecture de ce billet c’est la pensée qui me viens; les débordement de ce couple ne débordent nulle part; alors ou est le danger;
La correspondante CHOQUEE ne demanderait elle pas plutôt un conseil en matière de fantasme.
Osez ma chère ; mais ne jugez;
Par asrael le juin 17, 2010
à 3:39