Mon Papa a toujours été un grand amateur du mot écrit. La bibliothèque familiale est aussi impressionnante qu’éclectique. Elle couvre tous les secteurs.
Puis il m’a appris très tôt comment s’en servir pour trouver réponse à toutes les questions. A l’époque il n’y avait pas encore le net et j’y ai passé beaucoup de temps.
Mais ce qui m’a encore plus fascinée, c’était la cave familiale, aménagée en archive de journaux. Les siens et ceux de ma Maman (traitant quasi exclusivement la beauté féminine et la mode). Malheureusement une bonne partie de ces merveilles fut jetée plus tard par manque de place.
Je me souviens d’être tombée un jour, en passant en revue les quotidiens du début des années 70, notamment la fameuse BildZeitung (j’ai grandi en Allemagne), sur un drôle d’article. Il portait un titre qui m’intriguait et qui se traduit au mieux par :
Qui aime bien, châtie bien !
Un (soi-disant) chercheur américain du comportement humain, avec un titre pas possible, parlait de la discipline domestique qu’il pratiquait avec sa femme. L’article était très sobre, mais mentionnait quand même que la dame passait de temps en temps sur les genoux de son mari. J’étais comme envoutée.
Bien évidement il ne s’agissait pas d’une apologie de la violence conjugale, mais d’une pratique amoureuse. Le chercheur insistait sur un important effet concernant la libido du couple. Sans trop se tromper sur le fond. Sinon comment expliquer un penchant grandissant de pas mal de personnes à notre époque pour cette pratique ?
Cet article m’est resté en tête pendant des longues années. A l’instar d’une célèbre publicité américaine (Yes we can), je me suis dit :
Oui, la discipline domestique en couple est réalisable !
Par contre l’article ne mentionnait pas comment trouver un partenaire avec une telle ouverture d’esprit.
Je ne saurais dire si mon faible pour les chercheurs et dans un sens plus large pour les hommes créatifs, provient de cette lecture de mon adolescence. Mais elle a dû y contribuer…
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