Photo: ?
Je crois que cette photo date des années 50. Elle reste dans la pure suggestion en offrant une vaste panoplie d’émotions humaines. Une fraction de seconde qui ne manque pas d’authenticité. Tout me semble crédible et je suis surprise à quel point elle reflète une différence entre le monde émotif des filles et des garçons.
Il est intéressant à observer que seul la jeune dame, penchée sur la table, tourne son regard vers la camera et se pare d’un sourire photogénique. A moins qu’elle tire la langue au photographe. Ce qui est impossible de distinguer à cause de la perspective qui couvre le bas de son visage. Dommage !
Les autres personnes par contre, sans exception sont absorbées par ce qui se passe devant leurs yeux. Chacun à sa manière. Visiblement le centre d’intérêt des filles n’est pas le même que celui des garçons.
Aucun des jeunes hommes en devenir ne regarde la fille. Leurs yeux sont rivés sur celui qui fait mine de mener le jeu. Ce n’est pas vraiment la nature de l’acte qui semble titiller leur imaginaire, mais l’envie de copier le comportement de celui qui ose. Cela se voit surtout sur l’ado à droite qui s’accroche littéralement à sa raquette en mimant l’expression et geste de son aîné.
Si on changeait les vêtements de cette joyeuse bande contre des tenues de la fin des années 80, je me croirai dans ma propre adolescence. Puis ce truc qui me gonflait sacrement de ne pas savoir par exemple si le garçon devant moi m’embrassait parce qu’il avait envie de m’embrasser ou parce qu’il voulait faire comme ses copains. Pas étonnant que je me suis vite tournée vers les hommes matures.
Quant aux filles, elles regardent… la fille penchée. Et on y trouve fascination, joie maligne et timide amusement selon les caractères.
Ce qui fait défaut sur la photo c’est la communication entre les sexes. Comme si le spectacle renvoyait les garçons à leur recherche d’identité masculine et les filles à leur recherche d’identité féminine.
Effet secondaire d’adolescence, phénomène d’une époque révolue ou contrecoup d’un petit geste qui apparait subitement dans une tout autre lumière ?

Cette photo est celle d’une “sorority, une de ces associations étudiantes américaines, ou la fessée a l’aide de la “paddle” marquée du sigle de l’association est monnaie courante.
http://www.nexternal.com/twork/images/mini_paddle1.jpg
La plupart de ces fessées ne sont qu’un simulacre ludique, mais parfois, comme lors de certains bizutages, la violence est bien réelle. Il ne s’agit plus d’adultes consentants !
Par Amstello le août 21, 2010
à 11:32
http://www.nj.com/news/index.ssf/2010/05/trial_of_rutgers_university_so.html
Par Amstello le août 21, 2010
à 11:34
Merci pour vos précisions. Je ne savais pas que certaines universités américaines possèdent des paddles avec un emblème.
La règle la plus importante en ce qui concerne la fessée me semble simple : Respecter à la lettre le désir d’autrui. Y contraindre autrui par la force, par intimidation ou quoique ce soit constitue une forme de violence et il me parait normal que la justice intervient en cas d’abus.
Ceci dit j’ai une approche très romantique envers cette pratique si elle se base sur un consensus entre personnes adultes. Ce qui est proprement le sujet de mon blog.
Je ne ferme pas mes yeux sur les dérives en gardant une approche critique y compris envers mes propres pratiques et fantasmes.
Par isabelle183 le août 21, 2010
à 10:32
J’admire l’intelligence et la faculté d’observation dont témoigne votre analyse ! Cette photo est en effet un document exceptionnel sur la différence des sexes !
Bravo pour l’ensemble de votre blog ! et longue vie à vos fantasmes !
Par Anonyme le juillet 31, 2011
à 11:12