La baguette, la brosse à cheveux, la main ?
L’opinion publique américaine approuve une vieille méthode pour maintenir la discipline à la maison : La traditionnelle bonne fessée !
Ce qui ressort d’une enquête récente. Reste ouverte la question par quel moyen la leçon s’apprend au mieux. En employant la main, la brosse à cheveux, la ceinture, ou la strape (sangle d’affutage en cuir pour rasoirs ; note d’isabelle). Et-il justifié d’utiliser autre chose que la main ? L’effet de la strape est-il de plus longue duré ? Qu’en pensez-vous ?
Choisissez votre arme
A vrai dire ce petit extrait, datant de quelques décennies, me rappelle une discussion très récente qui a enflammé l’opinion publique concernant le pour et le contre du châtiment corporel. Non pas pour les adultes comme suggère mon petit extrait de magazine, mais pour les enfants. Bon, le choix des armes était (heureusement) limité à la main. Nous sommes après tout au 3ème millénaire.
J’ai déjà exprimé à maintes reprises que je suis personnellement contre les châtiments corporels pour mineurs. Je suis convaincue que déjà un tout petit enfant d’environ 8 mois comprend, ce que c’est un interdit. Je me réfère à mon expérience personnelle avec ma petite fille qui a maintenant 18 mois.
Je passe beaucoup de mon temps libre sur mon ordi portable (qui traîne sur mon canapé ou sur ma table basse) et je n’étais pas étonnée que la petite s’intéressait fortement à ce drôle de truc que manipule sa maman. Evidement il y a la tentation d’y toucher. Alors à chaque tentative je lui enlevais la main en lui disant :
Non, ce n’est pas pour toi, mais pour Maman.
Accompagné d’un mouvement de ma tête. Très vite la petite m’imitait à la merveille quand je lui disais non et retirait sa main. Seulement quelque temps plus tard commençait sa phase test. Etape particulièrement importante dans la vie d’un petit être humain : apprendre les limites.
Il ne suffisait plus de lui bouger la main et de dire non. Elle revenait sans cesse à la charge. Avec des gros sourires malicieux.
Je dois avouer autant que son charme opérait la plupart du temps, autant il m’arrivait d’être agacée par son geste. Là j’ai compris une chose fondamentale.
Un parent qui recourt dans certaines circonstances à la petite claque sur les fesses, n’est pas forcement un être borné d’un autre âge, mais une personne qui n’en peut plus….
Me trouvant devant la situation je ne savais pas comment faire et je me suis adressée à mon homme.
Il m’a fait comprendre que quasiment personne ne dispose d’une patience permanente avec son enfant. L’agacement est humain et il faut avoir la conscience qu’il puisse surgir dans certaines situations malgré nous. Tout dépend de notre forme du jour et des circonstances. Donc aucune raison de culpabiliser quand cela arrive.
Du côté de l’enfant, il comprend très bien qu’une action soit interdite, mais le sens de l’interdiction lui échappe. Et ceci pendant des très longues années.
Il est donc selon mon homme futile de donner des explications sur un interdit à un enfant. Et encore selon lui, un enfant apprend uniquement par sa propre expérience.
Alors comment s’y prendre ?
Il a pris mon ordi sur un genou et la petite sur l’autre pour lui montrer la touche Windows qui est facile à repérer pour un enfant par son pictogramme. Et miracle la petite comprit aussitôt le mécanisme cause à l’effet. Depuis je suis tranquille. Je peux laisser traîner mon ordi et au pire je trouve la fenêtre Windows ouverte. Parfois aussi elle vient me voir, pour me montrer très fièrement ce qu’elle sait faire avec sa « touche à elle ».
Le choix des armes pour ma petite : Les conseils et l’expérience de mon homme. Pas besoin de lever la main.

Commentaires Récents