Quand j’ai rencontré en 1998 l’homme de ma vie qui fait partie de ceux que j’appelle nostalgiques, l’épilation intégrale était loin d’être rentrée dans les mœurs comme de nos jours. Je me souviens très bien de ma difficulté de trouver, même en France dans la région où j’habitais, une esthéticienne voulant de pratiquer des tels soins.
Déjà avant de me mettre en couple j’adorais la sensation du « tout lisse » sur moi. Mais manque de trouver personne compétente, je me contentais d’un soigneux rasage quotidien ou parfois j’attendais que cela repousse un peu pour un bricolage à la cire, manière d’une contorsionniste.
Fait est quand j’ai passé ma première nuit avec mon homme j’avais une toute petite toison courte. Venu le moment de calme après la bataille, il m’a posé la question ce que j’en pensais de l’épilation intégrale. Et même avant de pouvoir m’exprimer il la insisté sur l’importance qu’il attribue que sa partenaire soit lisse dans le moindre coin. Cela tombait bien. Le consensus était là depuis le début. Et je ne faisais pas seulement plaisir par la suite à mon homme, mais avant tout à moi aussi.
Pour sa part mon homme n’est pas vraiment une « grosse bête à poils ». Cependant ce qui se trouve sous son calçons s’apparente à du très bien fourni. La question qu’il s’épile aussi ne s’est pas posée à nos débuts. J’aimais beaucoup la sensation de broussaille douce.
Puis un jour j’ai commencé à imaginer mon homme dépourvu de poils. L’idée ne me plaisant pas seulement sur un point de vu esthétique, mais devenait enjeu d’un bel émoustillement. Alors je lui en avais parlé.
Il ne s’est pas montré réticent pour me faire plaisir. Et au cours d’un petit jeu coquin je me suis transformée en esthéticienne perso. C’est devenu plus complexe par la suite quand je lui fis part de souhaiter le voir glabre au quotidien.
L’idée de dire adieu à une certaine idée de masculinité qu’il y associait le gênait. L’idée de voir ainsi un docteur par exemple, de se baigner à poil dans certains endroits pourtant discrets, surtout en présence des ses amis et amies de fac etc. Bon, nous étions loin encore de l’époque de « l’homme actuel » qui va dans un centre d’épilation sans se poser la moindre question métaphysique.
Mais selon mes expériences perso les personnes de l’âge de mon homme, de la cinquantaine alors, s’y font plus difficilement que des personnes plus jeunes. Evidement mes expériences ne sont pas représentatives et ne concernent que l’entourage proche de mon homme. Disons chez eux précisément les mentalités ont peu évolues. Quand il s’agit de randonnés en bande avec baignade, hein ben, c’est toujours très vintage.
Que je sois épilée intégralement ne pose plus de matière à discussion depuis longtemps. De plus étant de loin la jeunette du groupe j’ai un peu droit à tout. Par contre mon homme, il n’était pas sortie de l’auberge et se trouvait à chaque fois cible de moqueries. Gentilles certes, mais à la longue cela devenait lourd et je comprenais que cela ne lui plaise pas. Bref, il essaye donc de se soustraire aux randonnés.
Loin de moi de culpabiliser sur mes désirs. De me trouver cause de son malaise envers ses amis. Moi aussi au début j’étais cible de moqueries de leur part. Seulement le terrain n’était pas favorable et j’ai un certain humour pour remettre les gens à leur place.
Cela ne les regarde pas comment j’entends mener ma vie et comment j’ai envie d’entretenir mon corps.
Je n’ai pas eu recours au chantage pour convaincre mon homme. Du style, si tu ne t’épilais plus, je ne ferai plus ceci. Je ne suis pas une gamine.
J’ai lui ai expliqué tout simplement que moi aussi je m’émoustille sur des détails physiques. Que sans ses poils le frisson qu’il me procure est beaucoup plus intense qu’à l’état nature.
Il a retenu l’essentiel. A la prochaine baignade, il a dit :
J’ai bien le droit moi d’exciter isabelle !
Depuis de la part de ses amis, plus un mot à ce sujet.
Ah comme j’aimerais que mon homme soit aussi ouvert que le votre ! J’ai essayé, réponse : “c’est niet” (texto).
Par françoise le octobre 7, 2010
à 4:22
Pas ouvert au point d’aller dans un institut tout de même. M’enfin, nul n’est parfait
Par isabelle183 le octobre 8, 2010
à 1:52
entièrement rasé depuis plusieurs années, et je me trouve trop bien sans poil
Par Anonyme le novembre 28, 2010
à 3:01
Peut-être une question d’âge ? Perso je me suis rendue compte qu’avec certains messieurs dans cinquantaine ce n’est pas gagné d’avance…
Par isabelle183 le novembre 29, 2010
à 11:50