Le fantasme de faire du coin ensemble avec une bonne amie m’enchante. Pas dans une soirée organisée spécial fessée bien entendu. Je n’aime pas du tout ce genre de mise en scène. Aussi peu que les soirées entre couples à but coquin.
Ceci dit il m’importera peu si quelqu’un regardait mes ébats amoureux avec mon homme. Une foi absorbée par l’action le monde autour de moi s’efface. Je me mets en mode sensoriel et ma pensée se coupe. Je me laisse aller et je suis mes instincts. La vanille pour moi n’est liée à aucun fantasme. Qui veut dire que je ne cherche pas une construction cérébrale qui intervient dans mon plaisir. A ce niveau je suis 100% nature. Et laisser aller veut dire aussi pour moi d’exprimer mon plaisir sans retenue. D’où certaines réflexions quand nous avons de la visite qui dort sous le même toit.
Qu’est-ce que tu es bruyante, isabelle !
Ma foi c’est comme cela. Et cela ne me gêne nullement. La vanille c’est un acte naturel, moteur de ce monde et qui le perpétue en même temps.
Puis Monsieur m’adore bruyante et pour ma part je constate que cela le rends très « efficace ». Lui il est plutôt silencieux.
Pour éprouver de la gêne ou de la honte, je pense que la fessée est mon seul et unique moyen. Sinon les autres pratiques sont pour moi dépourvues de contexte. Je ne suis pas tentée par toutes les expériences et pratiques possibles, mais je n’ai aucun à priori pour ceux et celles qui s’y retrouvent. Tant que cela plaise au deux partenaires.
Faire du coin ensembles, avec une bonne amie rentre pour moi dans les secrets vraiment partagés. Cela me rappelle avant tout la poésie de faire des bêtises ensembles. Des se retrouver quelque part dans le comportement d’autrui. D’être interpellées, grondées, puis corrigées. Je ne vois pas le contexte de l’enfance ou de l’adolescence. Mon émoustillement vient du fait de partager cette émotion avec une autre femme adulte qui se plie comme moi à la discipline domestique… et y trouve son compte.
Il y a une multitude de non-dits possibles comme
-expier ses fautes ensembles.
-se savoir moins seule avec son monde intérieur.
-attribuer une autre connotation à la fessée que purement érotique.
-voir comment la discipline conjugale passe dans un autre couple.
-comment le besoin de punition se manifeste.
-ce qui ressenti personnellement comme faute.
-ce qui est ressenti par le partenaire comme faute.
Il est difficile de trouver des échanges fructueux sur ce sujet en langue française. Je pense que les forums ne sont pas un lieu le mieux adapté pour parler de la discipline domestique. Pourtant l’intérêt existe…des excellents sujets aussi. Et malgré maints efforts de différentes dames, cela ne décolle pas.
Alors la discipline domestique, ne serait-elle qu’un fantasme essentiellement féminin qui intéresse trop peu d’hommes ?
Étrange conclusion, j’aurais probablement soutenu l’inverse. Sans doute, est-ce parce que je suis un homme intéressé par la discipline domestique et qui ne réalise ses envies qu’hors de son chez lui ?
Par colibri1172001 le novembre 8, 2010
à 1:19
Je pense pour pas mal de personnes qu’il est plus délicat d’en parler en couple qu’avec une personne étrangère. Sujet assez complexe qui mériterait un post à part. Puis pas mal d’hommes n’osent pas l’aborder.
Par isabelle183 le novembre 9, 2010
à 10:06
Il est en effet très difficile dans un couple d’harmoniser le projet de vie et les fantasmes sexuels comme si les rôles tenus dans les “jeux” sexuels n’étaient pas compatibles avec la vie de tous les jours traversée ensemble.
Par colibri1172001 le novembre 9, 2010
à 11:26
Tout l’art de la discipline domestique y réside. Selon mes expérience il faut la détacher de ses éléments trop coquins et lui donner des bases plutôt objectives pour que cela marche à long terme. Il faut également beaucoup de patience pour la mise en route. Mais selon mon ressentir, quand fantasme y est, le bénéfice sur l’épanouissement des partenaires vaut largement les efforts.
Par isabelle183 le novembre 10, 2010
à 11:53
C’est assez subtil ce que vous proposez là. La discipline domestique devient un axe structurant le couple. mais elle ne peut tout de même pas intervenir quand il s’agit de décisions importantes concernant, par exemple, des choix de voyages, d’investissement, des choix d’éducation d ‘enfant. Cette discipline structurante ne saurait tomber dans un rapport de domination homme/femme comme on en voit encore trop dans les couples autour de nous ? Il faut donc lui trouver une juste place entre le simple jeu sexuel et l’association à égalité de l’homme et de la femme dans la vie du couple.
Par colibri1172001 le novembre 10, 2010
à 2:08
Très joli résumé. Merci Colibri. Je me pose la question si la discipline domestique moderne ne fait pas prendre conscience justement de tous les éléments de domination entre un homme et une femme qui existent au quotidien sans qu’on ne se pose pas vraiment la question… A creuser dans un post à part!
Par isabelle183 le novembre 10, 2010
à 3:36