Publié par : isabelle183 | novembre 16, 2010

Une fessée qui fait mal

C’est le but, non ?

Sans tomber dans la démesure, bien sur. J’ai toujours eu une certaine méfiance envers le discours fessée-plaisir. Il parait qu’il existe des dames qui arrivent à transformer directement et physiquement la douleur en plaisir, mais personnellement je n’en ai pas rencontré une qui tient un tel discours en tête à tête entre filles. Ce qui ne veut rien rire en soi. Peut-être ne fréquente-je pas les « bonnes personnes ». Et quand je vois des pratiques qui explorent des sensations encore plus extrêmes du corps comme dans le S/m je me dis que le plaisir doit y être quelque part. Sans que cela me donne la moindre envie d’essayer. Chacun son monde sensoriel et ses fantasmes. Et même dans un contexte de plus amoureux je n’accepterais pas des tels jeux. J’aime faire plaisir à mon partenaire, mais j’ai des limites. Et heureusement les fantasmes de mon homme coïncident bien avec les miens.

J’admets que la fessée sous forme de quelques claques savoureuses comme additif dans un contexte coquin me procure des fortes sensations plaisantes, mais bon il n’y a plus de rapport dans ce cas avec ce qui est proprement la fessée.

Ma distinction perso est simple :

Mon monde du plaisir se confond avec la vanille dans un sens très large. Mon monde du plaisir dans le déplaisir se trouve dans la fessée que je souhaite claquante, brulante, démangeante…une vraie punition qui me laisse avec la peau des fesses en feu. Chamboulement émotif avant tout qui me récompense par la suite, une fois l’acte finie, de sensations très puissantes. Décalage total à rapport de l’immédiateté de la vanille. Et c’est justement dans le décalage que je trouve mon compte…


Réponses

  1. On pourrait presque en dire autant du café, du whisky, des chocolats amers, de la cigarette… De nombreux plaisirs naissent alors que ces goûts très objectivement sont plutôt déplaisants. La fessée et sa douleur limitée semble fonctionner sur le même modèle.

  2. Parfait vos exemples ! Je crois que le plaisir dans le déplaisir demande avant tout un apprentissage. Je suis toujours à la recherche de mots justes qui mettent en relief ce genre de phénomènes et leurs non-dits…

  3. Cet apprentissage a à voir avec la culture.

  4. Sans aucun doute. Il existe d’ailleurs une théorie intéressante pourquoi le masochisme (peu importe sa forme) s’entoure d’un tabou culturel. Je n’ai pas encore abordé de sujet.


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