Mon homme aime bien me raconter ses nouveaux fantasmes en terrain neutre. Dans un petit restaurant discret par exemple. Il se sent plus en « sécurité » qu’à la maison ! Connaissant mes ruses de fille, il sait trop bien qu’entre nos murs je trouverai à coup sûr un moyen de lui faire dire plus à la fois qu’il en a envie.
J’adore quand il m’invite au restaurant pour me raconter ses fantasmes !
Il en va de soi que je soigne particulièrement ma présentation pour une telle occasion. Etre accompagné permet déjà un plus grand choix dans mes vêtements. Comme une jupe fendue, un chemisier qui met ma poitrine en valeur, un petit chapeau à voilette et j’en passe. J’aime être suggestive. Ce ne sont pas les tenues les plus osées qui me font peur, mais le risque de me faire agresser. Comme beaucoup de femmes, quand je sors seule j’opte pour des « uniformes neutres » en rêvant d’être moi-même sans pourvoir l’être. Et même avec mon homme en public, je reste dans les limites « assez sages ». Rien à voir avec des délires que je peux me permettre à la maison. Le suggestif sans exagération me semble particulièrement adapté.
Pour me parler fantasmes, il y avait déjà quelques règles à respecter quand j’étais encore célibataire. Elles n’ont pas beaucoup changées.
-Une tenue vestimentaire correcte exigée.
J’ai un faible pour le costume et la cravate. Malheureusement cette élégance d’antan se fait rare. Je m’adapte alors. Toutefois le minium me semble la veste de costume, portée sur un jeans en parfait état. Avec une chemise impeccablement repassée. Par mes soins. Cela va de soi.
Monsieur râle un peu pour la forme pendant qu’il met la jolie cravate que je lui ai offerte express pour la sortie. Il a intérêt de la mettre. Sinon je ferai grève de certains sous-vêtements qui servent plus au plaisir de ses yeux qu’à mon confort.
-Choisir le bon vocabulaire
Je suis curieuse. Je veux apprendre plus sur mon homme. Mais je n’ai pas envie qu’il m’embarque dans un chat coquin. Ni dans un scénario pour chauffer l’ambiance pour plus tard. Pour ce genre ce choses, il y a l’oreiller. Dans un restaurant je trouve cela déplacé.
-Surprendre par l’originalité
En général je trouve que les fantasmes masculins (et féminins !) sont plus ou moins stéréotypés. Mais malheureusement il y a beaucoup de surestimation à ce niveau.
Quand on a l’habitude comme moi de lire pas mal de psychanalyse, il faut vraiment faire très fort pour me surprendre. En quarte ans de net par exemple, j’ai trouvé seulement trois fantasmes qui dénotaient de ce que je considère comme banal à mes yeux.
Ceci dit banal ne veut nullement dire que j’aurais envie d’essayer… Et de l’autre côté, un manque d’originalité ne m’empêche pas d’avoir envie d’essayer. Car personnellement je me trouve aussi peu originale quant à mes fantasmes.
-Le bon moment
Je n’aime pas faire deux choses à la fois. Quand je vais manger au restaurant, c’est aussi parce que j’adore les bons plats. Comme c’est étonnant ! Je prends mon temps de déguster lentement pour trouver toutes les saveurs. Alors je ne suis pas disponible du tout pour les confidences tant que j’ai la bouche pleine. Mieux vaut attendre le dessert ou carrément le café. Puis je suis beaucoup plus susceptible à me pencher sur les fantasmes d’autrui quand j’ai vraiment bien mangé. Si le plat principal était raté, il me semble plus prudent de choisir un autre soir.
-La présentation du fantasme
Parler de ses fantasmes n’est pas « d’essayer de me vendre » un programme prêt à l’emploi, construit dans le moindre détail. J’aurais trop l’impression qu’on me parle d’un exercice imposé. Ou pire encore, d’une soirée VRP avec obligation d’achat.
-Le délai de réponse
Je ne dirais pas qu’il me faut un temps d’adaptation intellectuelle pour me projeter dans la plupart de fantasmes. Mais le cœur n’y est pas toujours. Il faut me laisser le temps que l’idée puisse faire son chemin, qu’elle se glisse dans mes rêveries, que je l’essaye en solitaire, que je commence à soupçonner où le plaisir se trouve. Cela peut se faire parfois très rapidement, notamment quand j’ai déjà expérimenté des choses semblables dans ma petite tête.
-Me relancer ultérieurement
Je considéré cela comme me prendre pour une idiote. Mieux vaut s’abstenir et attendre patiemment ma réponse. Grosso-modo avec moi cela paye. Mon homme le sait bien. Il est rare que je ne me présente pas devant lui, un jour ou un autre, en tenue de circonstance, pour lui faire une jolie surprise. Et dans ce cas, je sais parfaitement faire de l’animation provocante ou me comporter sagement selon ce qui est attendu. J’aime faire plaisir quand je suis amoureuse et j’ai peu de limites.
-A éviter à tout prix avec moi :
Ne pas me regarder dans les yeux
Toute allusion aux ex et les expériences antérieures. C’est moi qui veux être le seul centre sans partager !
Toute allusion à la maman. Si, si cela peut se mettre sur la table quand il y a question de fessée. Entendre un grand gaillard décrire les “déculottées” reçues par sa maman, n’est ni glamour ni stimulant pour se lancer dans des jeux coquins !
Toute explication rationnelle du monde fantasmatique. Cela sent la justification et j’aurais impression de me trouver devant du mal assumé.
De blagues lourdes.
Le deuxième dégrée qui complique trop l’écoute dans un sujet aussi délicat.
Des formules usées.
Des prétendues statistiques
-J’aime :
Les mots simples sans vouloir embellir ou enlaidir le fantasme. Un ecce homo…sans complaisance.
Un recul envers ses propres fantasmes avec une pointe d’autodérision
Des anecdotes sur la première survenue du fantasme (hors Maman bien sur)
Quand on me parle avec passion de ses fantasmes. Quand l’émotion et trouble s’empare du monsieur en racontant. A ce moment je pardonne même quand il défait le nœud de sa cravate pour mieux respirer.
Quand il rougit, quand il est gêné de continuer
Et…que Monsieur paye la note du restaurant ! Cela va de soi. Sans que je me sente obligée envers lui pour autant.
ça , c’est un monsieur qui sait y faire! bravo!:)
Par Emma le décembre 22, 2010
à 8:11
toujours aussi bien, même moins illustré… (dommage)
et bonne année 2011
Stan/E.
Par Stan/E. le janvier 2, 2011
à 2:12